Nord-Kivu: 3 civils tué après le bombardement de Rumangabo

Militaires FARDC avec un lance roquettes, Sud Kivu, 2006.

Au moins trois civils ont été tués et trois autres blessés mercredi 24 juillet après les bombardements des Forces armées de la RDC (FARDC) sur le camp de Rumangabo qu’occupent les rebelles du M23, à 50km de Goma (Nord-Kivu). Les belligérants s’accusent mutuellement d’avoir tué ces civils.

Plusieurs sources concordantes dans le groupement de Kisigari affirment que les six victimes civiles habitant le village Kayenzi, près du camp militaire de Rumangabo, auraient reçu des éclats d’obus que lançaient les rebelles du M23 contre les bombardiers des FARDC.

Trois enfants sont morts sur le champ et les blessés, un homme et ses deux enfants, ont été acheminés pour des soins à l’hôpital de Rutshuru. Ces blessés avaient d’abord été admis aux premiers soins au centre de santé de l’Institut congolais pour la conservation de la nature à Rumangabo.

Le porte-parole civil du M23 Amani Kabasha affirme que les trois bombardiers des FARDC auraient raté leur cible et largué les bombes sur le village, tuant plusieurs civils.

Une thèse que réfute le colonel Olivier Hamuli, porte-parole des FARDC au Nord-Kivu. Selon lui, les bombardiers ont bel et bien atteint leur cible. Il accuse en revanche les combattants du M23 d’avoir tiré sur des civils alors qu’ils fuyaient dans tous les sens.

Par ailleurs, d’autres sources contactées dans la région parlent d’une quinzaine de combattants tués dans les rangs du M23, une vingtaine de blessés et un important équipement militaire des rebelles détruit. De nombreuses recrues du M23 en formation se seraient dispersées après ces bombardements des FARDC.

Les combats entre l’armée et les rebelles ont repris le 14 juillet dernier à Mutaho, à une dizaine de kilomètres de Goma. Les FARDC ont alors repris le contrôle entier de Mutaho avant de repousser les rebelles à Kibati situé à une vingtaine de kilomètres au nord de Goma.

Les combats ont repris en intensité après une relative accalmie observée depuis le mois de mai lorsque le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a visité Goma.

Formés de mutins de l’armée issus de l’ex-rébellion du CNDP, les rebelles du M23 réclament la pleine application d’un accord de paix signé en mars 2009 entre le CNDP et le gouvernement. Ils ont occupé Goma une dizaine de jours en novembre 2012 et se sont retirés de cette ville contre des négociations actuellement au point mort à Kampala.

L’ONU, la RDC et les ONG accusent le Rwanda et l’Ouganda de soutenir le M23. Ce que démentent ces pays. Mardi, les Etats-Unis sont montés au créneau demandant au Rwanda de cesser de soutenir le M23 et de retirer ses troupes de la RDC.

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