RDC: l’avocat de Diomi Ndongala exige que son client soit placé en résidence surveillée

L’opposant Diomi Ndongala à son domicile 3 mois après sa disparitin survenue fin juin 2012 (Kinshasa, 12 octobre 2012)

L’avocat conseil de l’opposant Diomi Ndongala, incarcéré à la prison centrale de Makala, a demandé, vendredi 26 juillet, au Procureur général de la République d’assigner son client à résidence, conformément à la décision de la Cour suprême de justice (CSJ). Le député invalidé est poursuivi en justice pour une affaire de viol de mineures. Mais son procès n’a pas encore eu lieu.

La décision de la haute cour n’a toujours pas été exécutée par le Procureur général de la République “, a déploré l’avocat de Diomi Ndongala et président de l’Association congolaise pour l’accès à la justice (Acaj), Me Georges Kapiamba.

La Cour suprême de justice a décidé qu’Eugene Diomi «soit dans une résidence surveillée et non à la prison centrale de Makala, où il se trouve aujourd’hui dans une cellule qui ne répond pas aux règles des Nations unies sur la détention des personnes», a-t-il affirmé.

L’Acaj demande au Procureur général de la République, Flory Kabange Numbi, de «respecter le droit du député Ndongala d’être détenu en résidence surveillée».

A ce sujet, Flory Kabange Numbi a rappelé que Diomi Ndongala n’était plus député national, son mandat étant déjà invalidé. L’Assemblée nationale avait en effet pris cette décision le 15 juin dernier, à cause des absences de l’élu de la Funa (Kinshasa) aux plénières de la chambre basse du Parlement.

La même institution avait déjà levé l’immunité de Diomi en janvier toujours à la demande du procureur dans le cadre des poursuites dans l’affaire de viol de deux mineurs.

Ayant déjà perdu ses immunités, a poursuivi Flory Kabange, le détenu ne peut plus bénéficier d’un quelconque privilège, même si les ordonnances de la Cour suprême de justice sont antérieures à cette levée d’immunités. Ces ordonnances sont ainsi tombées caduques, a précisé le Procureur général de la République.

L’Acaj se plaint également de l’état de santé critique de Diomi Ndongala. «Nous dénonçons aussi le refus des autorités pénitentiaires et judiciaires de le laisser aller recevoir des soins appropriés dans une clinique spécialisée», a poursuivi Me Georges Kapiamba.

Lors d’un point de presse le 17 juillet, Patricia Diomi avait alerté l’opinion sur le fait que son mari était  «gravement malade » à la prison centrale de Makala.«L’assistance médicale dans le milieu carcéral est limitée à des aspirines données massivement avec des piqûres des dipirones pour faire baisser la fièvre », avait-elle affirmé.

Eugène Diomi Ndongala a été arrêté le lundi 8 avril par la police et auditionné au parquet de la République.Depuis lors, il est écroué à la prison centrale de Makala, dans l’attente d’un jugement.

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