L’Acaj exige l’annulation d’élections syndicales en cours en RDC

Des membres du syndicat du corps diplomatique le 12/12/2012 à Kinshasa au ministère des affaires étrangères, lors du déclanchement d’une grève. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

L’Association congolaise pour l’accès à la justice (Acaj) dénonce plusieurs irrégularités qui entachent le processus des élections  syndicales en cours en RDC. Il faut tout  arrêter et attendre l’adoption des lois réglementaires de l’administration publique, ont indiqué l’Acaj et vingt-quatre autres associations syndicales qui se disent écartées du processus par le Gouvernement, vendredi au cours d’une conférence de presse qu’ils ont conjointement animée à Kinshasa.

Vingt-trois ans après la libéralisation de secteur syndical, l’administration publique à travers le premier protocole d’accord du 2 février 2011 s’est engagée à organiser les nouvelles élections syndicales. Ce processus vise  à opérer la nouvelle mise en place et le renouvellement des mandats des délégués syndicaux du secteur de la Fonction publique.

Cependant, Me Georges Kapiamba président de l’Acaj, dit avoir noté avec regret certaines mesures discriminatoires et la privation de liberté:

«Il y a le fait que ces élections sont organisées sur base des textes provisoires régissant les activités syndicales en RDC, alors que dans le protocole d’accord de novembre 2011 signé par le banc syndical et le Gouvernement, il a été convenu qu’avant d’organiser lesdites élections, il fallait d’abord que le Gouvernement fasse adopter la loi portant organisation de l’administration publique »

L’Acaj et vingt-quatre autres syndicats tels que Synecat, CCt, syndicat et agents de l’Etat ne veulent pas de la précipitation dans l’organisation des élections syndicales, sans respecter les préalables.

«Ce que nous avons demandé c’est d’arrêter carrément ce processus ou d’annuler tout ce qui a été réalisé à ce jour afin de reprendre tout à zéro, conformément au protocole d’accord que le Gouvernement avait signé. Chacun des syndicats doit avoir son arrêté d’agrément individuel, de telle sorte que ça constitue un acte personnel», a poursuivi Me Georges Kapiamba.

Il existe un seul bureau de gestion des élections, d’après Acaj, alors qu’il devait être décentralisé dans tous les départements sous la direction de chaque secrétaire général du ministère.

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