Goma: 5 blessés de guerre succombent à l’Hôpital Heal Africa

Une vue aérienne de la ville de Goma, 26/06/2009.

Cinq personnes sur les soixante-sept blessés admis aux soins  à l’Hôpital Heal Africa de Goma (Nord-Kivu) sont décédés. Dans un communiqué publié vendredi 30 août, cet établissement hospitalier a indiqué que ces personnes ont été blessées soit par balles ou soit par des éclats d’obus tirés depuis les lignes de front, dans le secteur de Kibati, à près de 20 km de Goma.

Les responsables de l’Hôpital Heal Africa disent toutes fois rencontrer des difficultés pour prendre convenablement ces blessés en charge.

«Il y a des inquiétudes. La plupart de malades que nous avons reçus ont des fractures, des plaies profondes, des malades qui ont subi des opérations suite à leurs blessures et parmi eux nombreux resteront longtemps à l’hôpital», a indiqué le représentant légal suppléant de l’Hôpital Heal Africa, docteur Justin Paluku.

Il a indiqué que son hôpital a besoin d’un grand stock de médicaments pour continuer à prendre correctement en charge ces malades.

Le docteur Justin Paluku salue l’apport du gouvernement mais il craint que cette situation puisse perdurer au risque que l’hôpital soit en rupture de médicaments essentiels notamment contre la douleur, les antibiotiques et les bandes pour nettoyer les plaies.

«Nous souhaitons que les choses puissent évoluer positivement et nous faisons appel à toute personne de bonne volonté pour assister les blessés qui ont besoin de l’aide», a poursuivi le représentant éga de l’Hôpital Heal Africa.

Le chef de bureau de la Monusco au Nord-Kivu a affirmé, jeudi 29 août au cours d’une conférence de presse, qu’un obus tombé à Goma et deux autres au Rwanda provenaient de la zone occupée par la rébellion du M23. Les précédents obus avaient été lancés sur Goma jeudi 22 et dimanche 25 août derniers, faisant six morts et de nombreux blessés, selon les autorités provinciales du Nord-Kivu.

Lors d’une conférence de presse le vendredi à Kinshasa, le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende avait qualifié ces tirs d’obus «de crimes de guerre et crimes contre l’humanité», invitant ainsi les Nations unies et la Cour pénale internationale à en tirer les conséquences.

Pour rappel, les combats entre les Forces armées de a RDC (FARDC) et les rebelles du M23 avaient repris depuis le 21 août dans le secteur de Kibati, en territoire de Nyirangongo.

Ce mouvement rebelle est actif depuis mai 2012 dans la province du Nord-Kivu où il réclame l’application de l’accord de paix que le gouvernement avait signé avec l’ex-rébellion du CNDP en 2009. Les chefs militaires du M23 sont issus du CNDP.

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