Kinshasa et le M23 reprennent les pourparlers de Kampala ce lundi

Les participants au VIIè sommet extraordinairedes chefs d’Etat de la Conférence internationale pour la région des Grands Lacs (CIRGL) à Kampala (Jeudi 5 septembre 2013)

Les pourparlers  de Kampala entre le Gouvernement et les rebelles du M23 doivent reprendre en principe ce lundi 9 septembre à Kampala, la capitale ougandaise. Lors de leur sommet à Kampala le jeudi dernier, les chefs d’Etat des Grands Lacs avaient donné aux deux parties trois jours pour reprendre ces négociations au point mort depuis plusieurs mois. Côté Gouvernement, un groupe de délégués a quitté Kinshasa dimanche soir et devrait être suivi par un autre ce matin.

Kinshasa exclut toute discussion touchant à la constitution de la RDC, a affirmé François Muamba, négociateur du gouvernement et coordonateur du mécanisme national de suivi de l’Accord-cadre  d’Addis-Abeba.

Il a indiqué que les délégués gouvernementaux se rendaient dans la capitale ougandaise pour clôturer les négociations entamées avec le M23 depuis le 9 décembre 2012 :

«On [le M23] nous a dit au mois de décembre quand nous démarrions ces négociations que la raison principales de la guerre, c’était l’application de l’accord CNDP-Gouvernement [du 23 mars 2009]. On a vidé ça! Concrètement, en ce qui nous concerne, nous avons verrouillé la porte à toute possibilité d’attenter à notre constitution, à la balkanisation […] de la République démocratique du Congo [….] Pour nous, il faut conclure ; il n’y plus lieu de discuter d’autres choses, puisque depuis huit à neuf mois tout a été dit.»

La partie gouvernementale dit fermer la porte à toute déstabilisation de nature à mettre en cause la souveraineté du pays. «Nous offrons de solutions pour que la guerre s’arrête, mais pas à n’importe quel prix », a souligné François Muamba.

En janvier dernier, le M23 avait présenté une série de revendications politiques. Le mouvement rebelle avait notamment demandé la mise en place d’un Conseil national de transition pour remplacer toutes les institutions de la RDC jusqu’à l’organisation de nouvelles élections, dénonçant « des fraudes massives aux élections présidentielle et législatives de 2011 » et fustigeant « le mauvais fonctionnement de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) et de la Cour suprême de Justice (CSJ) ».

Le gouvernement avait rejeté ces revendications les qualifiant de « vaste blague ».

La reprise des pourparlers entre le gouvernement congolais et la rébellion du M23 a été exigée par les chefs d’Etat de la Conférence internationale pour la région des Grands Lacs (CIRGL). Ces derniers ont également demandé à la rébellion de cesser « toute activité militaire ».

Le M23 affronte les militaires congolais depuis le mois de mai 2012 dans la province du Nord-Kivu. Au début de leur mouvement, les rebelles réclamaient l’application de l’accord signé en mars 2009 par l’ancienne rébellion du CNDP, dont la plupart des ses dirigeants sont issus, et le gouvernement congolais.  Cet accord prévoyait notamment l’intégration des rebelles dans l’armée et la police. Après avoir brièvement occupé la ville de Goma en décembre 2012, le M23 avait élargi ses revendications à des questions politiques.

Le dimanche, le chef politique du M23, Bertrand Bisimwa, a affirmé que son mouvement était «prêt à désarmer» et à retourner à la vie civile mais il a posé «deux conditions»: la neutralisation des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR) et le retour des réfugiés congolais tutsis.

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