RDC: Mary Robinson salue l’annonce d’un accord entre le M23 et le Gouvernement

Robinson, l’envoyée spéciale de l’Onu pour la région des Grands Lacs le 28/04/2013 à Kinshasa, lors d’un point de presse au ministère des Affaires Etrangères. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

Apres plusieurs mois des pourparlers, le gouvernement congolais et les rebelles du M23 devraient signer un accord de paix lundi 11 novembre à Kampala. L’Envoyée spéciale du Secrétaire général des Nations unies pour les Grands Lacs, Mary Robinson, se dit satisfaite de cette annonce faite par le porte-parole du gouvernement ougandais dont le pays assure la médiation et confirmée par le ministre des Affaires étrangères de la RDC. «C’est un pas très important pour la paix dans la région des Grands Lacs, car cela nous permet maintenant d’aller de l’avant», a-t-elle affirmé. 

«Il est bon maintenant de conclure Kampala ce lundi. Parce que, ajoute Mary Robinson, il y a un accord sur l’intégration des combattants du M23 dans l’armée nationale ou un retour chez eux.» Selon elle, l’accord de paix que doivent signer lundi la République démocratique du Congo et la rébellion du M23 représente un pas très important pour la paix dans la région.

L’ancienne présidente irlandaise a également  évoqué les taches urgentes qui se présentent à court terme à ce sujet.  Pour Mary Robinson, l’armée congolaise et la brigade onusienne d’intervention vont désormais s’en prendre à tous les groupes armés actifs dans cette région des Grands Lacs.

« L’accord est prêt et nous attendons que tout le monde revienne lundi pour le signer » à Kampala, avait déclaré vendredi 8 novembre le porte-parole du gouvernement ougandais, Ofwono Opondo, précisant que l’ONU et l’Union africaine (UA) seraient représentées. Cette information a été confirmée le même jour à Paris  par le ministre congolais des Affaires étrangères, Raymond Tshibanda.

Les pourparlers entre Kinshasa et le M23, entamés dans la capitale ougandaise depuis le 9 décembre 2012, n’avaient que très peu progressé depuis leur ouverture. La question de l’intégration des rebelles dans l’armée a longtemps bloqué ces discussions.

La rébellion voulait une amnistie collective, alors que le gouvernement congolais a établi une liste des rebelles exclus de toute intégration. Kinshasa s’oppose à l’intégration des rebelles accusés de crimes de guerre, crimes contre l’humanité.

«L’accord détaillera comment chaque cas sera traité», a précisé M. Opondo.

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