Nord-Kivu: les groupes armés appelés à déposer rapidement les armes

Le lieutenant-général Carlos Alberto Dos Santa Cruz, chef d’Etat-major des forces armées de la Monusco (Juin 2013)

La Monusco appelle les groupes armés opérant au Nord-Kivu à déposer rapidement les armes au risque d’y être contraint. Le commandant des forces onusiennes en RDC, général Dos Santos Cruz a lancé cet appel, vendredi 15 novembre, au cours d’une conférence de presse à Goma, chef-lieu du Nord-Kivu. Il a confirmé que la Monusco reste déterminée à éradiquer le phénomène “groupes armés” dans l’Est de la RDC, conformément à son nouveau mandat repris dans la résolution 2098 du conseil de sécurité de l’Onu.

«Nous souhaitons que les groupes armés choisissent la reddition, qu’ils déposent les armes et retournent dans la vie civile. Mais, s’ils ne le font pas, nous allons aller de l’avant avec notre mandat, qui est d’éliminer les groupes armés. L’objectif que nous nous sommes fixés concernant les opérations militaires n’est pas influencé par quelques discussions que se soit», a-t-il déclaré.

Le commandant des forces de l’Onu en RDC a affirmé que le conseil de sécurité des Nations unies, les Etats limitrophes ainsi que les organisations multinationales africaines demandent également aux groupes armés de cesser leurs activités au Nord-Kivu:

«C’est facile de comprendre pourquoi nous devons changer la donne ici au Congo. Nous devons arrêter ces groupes armés ici. Et, c’est à cela que nous allons nous atteler dans notre mandat, à éliminer les groupes armés illégaux qui opèrent ici dans l’Est du Congo.

Le général Cruz a insisté sur le fait que la Monusco n’a d’entente pour aucun groupe armé illégal qu’il soit.

En visite mardi 12 novembre à Goma, capitale provinciale du Nord-Kivu, le ministre de l’Intérieur, Richard Muyej Mangez, avait également demandé à ces milices à déposer les armes. Il avait par ailleurs appelé la population du Nord-Kivu à être solidaire des autorités dans la lutte contre ces groupes armés qui troublent la paix sociale dans cette partie du pays. Richard Muyej avait invité cette population à la vigilance, afin «d’éviter toute surprise pouvant replonger le Nord-Kivu dans une nouvelle crise sécuritaire», après 18 mois de guerre avec la rébellion du M23.

Une quarantaine de groupes armés nationaux et étrangers sévissent encore dans l’Est de la RDC, notamment dans les Nord et Sud-Kivu, le Maniema, le Katanga et la Province Orientale.

La plupart de ces milices, dénommées Maï-Maï, sont rattachées à des communautés locales.

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