Hervé Ladsous : «Il faut offrir aux ex-combattants une perspective qui les empêche de récidiver»

Hervé Ladsous lors d’un point de presse le 10/09/2012 au quartier général de la Monusco à Kinshasa. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

«Il faut offrir aux ex-combattants une perspective sinon ils seront tentés de repartir à leurs crimes passés», a estimé mercredi 4 décembre le secrétaire général adjoint des Nations unies chargé de maintien de la paix, Hervé Ladsous. Le diplomate français participait par vidéoconférence depuis Goma à la conférence de presse hebdomadaire de la Monusco à Kinshasa. Au terme d’un séjour de trois jours en RDC, M. Ladsous s’est dit confiant quant au retour de la paix dans ce pays, particulièrement à l’Est.

«Nous vivons des moments très importants dans l’histoire du Congo, dans l’histoire de la Monusco. Jamais n’ont été rassemblés autant de facteurs qui nous permettent d’espérer une sortie durable de cette crise abominable que l’Est du Congo a subi depuis près de 20 ans», a-t-il affirmé.

Hervé Ladsous a estimé qu’après la chute du M23, la survie de tous les autres groupes armés est devenue hypothétique dans la région. D’où l’importance, selon lui, de passer tout de suite au désarmement et à l’insertion sociale des groupes armés :

«On est sur une dynamique dans laquelle, clairement, on voit que les groupes armés se posent des questions existentielles. La robustesse dont fait preuve la Monusco, à travers notamment la Brigade d’intervention, le succès remporté par les Forces armées congolaise, tous les entretiens que j’ai eues avec les autorités congolaises, jusqu’au plus haut niveau, confirment qu’il y a une volonté de traiter les questions de fond».

Le secrétaire général adjoint a aussi évoqué la «nécessité de recréer l’autorité et la présence de l’Etat dans toutes ces régions qui n’en ont pas connu depuis si longtemps».

«Il faut donc tout faire pour, non seulement, désarmer [ces ex-combattants] mais créer un processus de réinsertion, tout simplement, dans la vie normale du pays. Ça ne se fera pas tout de suite mais c’est un processus qui doit commencer tout de suite», a-t-il affirmé.

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