Kasaï-Oriental : un journaliste menacé après une émission sur les événements du 30 décembre

Des dossards de presse distribués le 24/11/2011 au commissariat général de la PNC à Kinshasa par Journaliste en danger (JED). Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

Un journaliste de la Radio télévision fraternité, du diocèse de Mbuji-Mayi, dans le Kasaï-Oriental, affirme avoir reçu vendredi 3 janvier des SMS anonymes le menaçant de mort, après qu’il a animé un débat sur les multiples insurrections du 30 décembre dernier dans plusieurs villes congolaises. Un de ses invités a été interpellé jeudi 2 janvier au sortir de cette émission par l’Agence de renseignement (ANR). Depuis ces menaces, le journaliste Jean- Michel Kabangu Mpanya vit dans la clandestinité.

Le directeur de la Radio tlévision fraternité, Donat Muamba Mudila Mpiku, dénonce ces intimidations. Il appelle les autorités et les ONG de défense des droits de l’homme à intervenir pour faire cesser ces menaces.

«Le journaliste avait jugé bon de parler des événements survenus à Kinshasa, à Kolwezi, à Kindu, et à Lubumbashi le 30 décembre. C’est un sujet d’actualité. Le PPRD était là, l’UDPS était là, comme opposition, et un analyste était là, et le débat était contradictoire pendant une heure quarante minutes. Le journaliste a fait correctement son travail», a-t-il expliqué.

Donat Muamba affirme par ailleurs que l’autorité de régulation des médias, le CSAC, a auditionné la même émission et n’a rien trouvé à reprocher au journaliste.

«Que les menaces nous parviennent à travers un téléphone portable, nous disons non, et nous en appelons à l’intervention des ONG des droits de l’homme, Jed, la Monusco, les autorités politiques et administratives, la police, l’armée. Je les prends à témoin parce que mon journaliste est en danger. Il subit des menaces et il ne sait plus exercer librement son métier», a-t-il expliqué.

Des insurgés avaient attaqué le 30 décembre dernier plusieurs sites dans le pays, dont la Radio télévision nationale congolaise (RTNC), l’aéroport international de Ndjili et le camp militaire Tshatshi à Kinshasa.

D’autres sites du pays avaient aussi été attaqués avant que le gouvernement ne reprenne le contrôle de la situation.

Plus d’une centaine de personnes, en majorité des insurgés, ont trouvé la mort dans ces attaques.

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