Affaire Bosco Ntaganda : 922 victimes enregistrées par la Cour Pénale Internationale

Mr Bosco Ntaganda during his initial appearance before the International Criminal Court on 26 March 2013 © ICC-CPI

Neuf cent vingt-deux victimes ont été enregistrées pour participer aux audiences de confirmation de charges dans l’affaire qui oppose le procureur de la Cour Pénale Internationale (CPI) à l’ancien chef de guerre et rebelle Bosco Ntaganda, a indiqué vendredi 24 janvier Patrick Tshibuyi, membre de l’unité de sensibilisation de la CPI en Ituri, dans la Province Orientale. 97 enfants ex soldats font partie de ces victimes. Les audiences de confirmation des charges débutent lundi 10 février prochain à La Haye.

Selon Patrick Tshibuyi, les juges de la chambre préliminaire, qui vont statuer lors de cette audience de confirmation des charges, ont reconnu à 97 enfants ex soldats et 825 autres personnes la qualité de victime et le droit de pouvoir participer aux procédures quant à l’audience de confirmation des charges.

Le procureur de la CPI accuse Bosco Ntaganda de crimes de guerre, soit le meurtre, l’attaque contre la population civile, le viol, l’esclavage sexuel et le pillage, ainsi que de crimes contre l’humanité, soit encore le meurtre, le viol, l’esclavage sexuel, mais aussi la persécution.

L’accusé aurait commis ces crimes en Ituri en 2002 et 2003 alors qu’il était chef d’Etat-major de la milice de l’Union des Patriotes Congolais (UPC), dont l’ex chef politique, Thomas Lubanga, qui a été reconnu coupable de crimes de guerre en juillet 2012 et condamné à purger une peine de 14 ans dans la prison de la CPI.

Au cours de sa première comparution devant la CPI mardi 26 mars, consacrée notamment à la vérification de son identité, Bosco Ntaganda avait clamé son innocence.

«J’ai été informé de ces crimes, mais je plaide non coupable», avait-il alors déclaré, avant d’être interrompu par la juge Ekaterina Trendafilova, qui lui a expliqué que l’objet de l’audience n’était pas de savoir s’il plaidait coupable ou non coupable.

Bosco Ntaganda était visé par deux mandats d’arrêt internationaux émis en 2006 et 2012. Après avoir fui la RDC pour se réfugier au Rwanda, le « Terminator », comme on le surnommait, avait demandé son transfert à la CPI pour y être jugé.

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