Kampala et Washington font état du possible décès du n°2 de la LRA

Joseph Kony, leader de la LRA, avec ses lieutenants

L’Ouganda et les Etats-Unis ont fait état vendredi 14 février du possible décès du numéro 2 de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA), Okot Odhiambo, recherché par la Cour pénale internationale (CPI). « Il y a des indications, venues de transfuges, selon lesquelles Okot Odhiambo pourrait être mort », a déclaré à l’AFP le ministre ougandais de la Défense, Crispus Kiyonga. « Nos forces vérifient ces informations en ce moment, afin de confirmer qu’il est vraiment mort », a-t-il ajouté.

Washington, dont des forces spéciales traquent la LRA et son chef Joseph Kony, a relayé cette information, mais sans vouloir la confirmer de manière certaine.

« La mort de Odhiambo serait un coup historique porté à la structure de commandement de la LRA », a commenté auprès de l’agence française le porte-parole du bureau Afrique du département d’Etat, William Stevens.

« Il est clair que la force régionale de l’Union africaine continue de faire de grandes avancées pour mettre fin à la menace de la LRA », s’est félicité le diplomate américain.

Pour sa part, Crispus Kiyonga a rappelé que plusieurs cadres de la LRA avaient été tués par le passé. « La LRA a perdu de sa force et ce qu’il en reste, dont (son chef) Kony qui est en fuite », a-t-il ajouté. Un autre membre de la direction suprême de rébellion, Raska Lukwiya, avait été tué début 2010 dans des combats.

Si la mort d’Odhiambo était confirmée il s’agirait du plus haut responsable de la LRA tué par l’armée ougandaise.

Okot Odhiambo est supposé avoir remplacé en tant que numéro 2 de la LRA, Vincent Otti, très probablement assassiné en octobre 2007 sur ordre de Joseph Kony à la suite de graves dissensions internes, meurtre dans lequel Odhiambo est lui-même fortement soupçonné d’avoir joué un rôle.

La Cour pénale l’a inculpé en 2005 de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre, aux côtés de Kony, Otti et Dominic Ogwen, autre chef de la LRA. La rébellion a été chassée en 2006 d’Ouganda et opère scindée en de multiples petits groupes, depuis les denses forêts des pays voisins (Centrafrique, Soudan, Soudan du Sud, RDC).

La LRA, qui a pris les armes en 1987 contre le pouvoir ougandais, est réputée pour ses campagnes brutales systématiques contre les civils, notamment des meurtres, enlèvements, esclavage sexuel, mutilations, pillages, destructions de villages, mais surtout pour ses enlèvements d’enfants enrôlés de force comme combattants, porteurs ou esclaves sexuels.

(Avec l’AFP)

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