Kinshasa-Matadi: les sociétés de transport commencent à respecter leurs engagements

Embouteillage causé par des camions remorques stationnés devant la Minoterie de Kinshasa (Minokin) le 01/04/2013 attendant leurs déchargements. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

Le président urbain du Syndicat de la fédération des ouvriers du transport routier du Congo, André Tshikoj, affirme que près de 90 % de sociétés de transport exploitant la route entre Kinshasa et Matadi commencent à honorer leurs engagements revoyant à la hausse les salaires et primes de leurs chauffeurs et convoyeurs. Le syndicaliste se réjouit de ce qu’il considère comme un « geste encourageant ».

« C’est une vérité. Beaucoup ont commencé à répondre à cet engagement tel que ça a été pris de commun accord avec les partenaires. Nous sommes en train de collecter toutes les données dans les entreprises. A cette étape, ce que je peux dire est qu’à 90%, ça évolue déjà. On paie la prime, les frais de mission », a-t-il déclaré le lundi 17 février.

Le syndicaliste a indiqué qu’il attendait la fin du mois pour voir si les salaires ont été revus à la hausse comme convenu.

Mais il a reconnu qu’un groupe d’entreprises de transport ne respectent toujours pas leurs engagements.

« Ils narguent les travailleurs », a-t-il regretté.

André Tshikoj a fait savoir que le travail du comité de pilotage chargé de suivre l’application de l’accord entre les sociétés de transport et leurs employés sera d’interpeller les employeurs réfractaires.

« Au besoin, a-t-il ajouté, qu’on leur retire l’agrément. »

En 2013, les entreprises de transport et les conducteurs des véhicules poids lourds ont signé un accord revoyant à la hausse les salaires et primes des camionneurs et des convoyeurs.

Cet accord prévoit que le salaire minimum des transporteurs devait passer de 50 000 à 300 000 Francs congolais (soit d’environ 55 à 330 dollars américains). Celui des convoyeurs devait passer de 22 500 à 150 000 FC (soit 25 à 166 dollars américains).

Face au refus de certaines entreprises de respecter cet accord, le ministre provincial des Transports du Bas-Congo a décidé le 4 février dernier de leur interdire l’accès aux ports de la province du Bas-Congo. Le transport des marchandises qui arrivent en RDC par ces ports est la principale activité de ces entreprises de transport.

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