Sud-Kivu: 4 miliciens et 4 militaires tués dans un accrochage à Misisi

Des militaires congolais renforcent leurs positions autour de Goma au second jour des affrontements face aux rebelles du M23 (Photo Monusco)

Quatre miliciens Maï-Maï Yakutumba ont été tués et huit autres capturés, mardi 8 avril, au cours d’un accrochage avec les Forces armées de la RDC (FARDC) dans la localité de Misisi, en territoire de Fizi (Sud-Kivu). Le commandant du 103e secteur opérationnel des FARDC à Fizi qui a livré ce bilan a indiqué que quatre militaires sont également morts et six autres blessés au cours des mêmes combats qui ont duré plus de trois heures.

Les militaires blessés ont été évacués par l’ONG Médecins sans frontière (MSF) vers Bukavu, chef-lieu du Sud-Kivu. Cet officier militaire a assuré que le calme est revenu à Misisi où l’armée aurait repris le contrôle de la situation.

Au cours des combats, les miliciens Maï-Maï étaient appuyés par les rebelles des Forces armées pour la libération du Rwanda (FDLR) qui voulaient assiéger la localité de Misisi, selon les sources militaires. Cet accrochage a aussi causé des dommages parmi les civils. La résidence d’un serviteur de Dieu a été incendiée.

Des sources militaires affirment que ces miliciens ont pour objectif de prendre le contrôle des localités de Kachemba, Misisi et Lulimba pour obliger le gouvernement à négocier avec eux pour une future intégration dans l’armée.

Le porte parole politique du groupe Yakutumba à Bukavu, Pacifique Mutiki, a revendiqué l’attaque de Misisi, expliquant qu’il s’agissait d’un acte de légitime défense. Il a affirmé que ce sont les militaires congolais qui ont attaqué en premier son groupe le lundi dans la soirée au village Akyo’a, dans la forêt de Ngandja. Le milicien raconte que quatre unités FARDC ont tenté de prendre en tenaille l’état-major de son groupe qui a riposté jusqu’à Misisi.

Selon la société civile locale, les activités ont normalement repris à Misisi.

Mais elle signale le déplacement de certains habitants de ce village vers d’autres localités plus sécurisées. Ces personnes fuiraient les exactions et les arrestations arbitraires des FARDC.

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