Sud-Kivu: la société civile dénonce la multiplicité de taxes imposées aux armateurs

Un bateau sur le Lac Kivu

Le président de la société civile du Sud-Kivu, Descartes Mponge, dénonce la multiplicité de taxes imposées aux armateurs œuvrant dans sa province. Il l’a déclaré mardi 22 avril au cours d’une rencontre de la société civile consacrée aux conséquences de la grève déclenchée depuis une semaine par les armateurspour protester contre l’institution de la taxe sur embarcation. Descartes Mponge déplore la perception d’une quarantaine de taxes qui, selon lui, sont illégales.

«C’est inconcevable que sur 59 taxes, il y ait 46 qui soient illégales, qui méritent d’être supprimées. Et ça c’est le rapport du ministre national des Transports qui demande qu’on puisse supprimer ces 46 taxes pour rester seulement avec 13», a-t-il déclaré, appelant les autorités provinciales à respecter la loi sur la taxation.

Descartes Mponge a promis de déclencher une action d’envergure pour amener les autorités à résoudre ce problème dans un bref délai.  

«C’est donc pour nous important que nous puissions déclencher des actions citoyennes non violentes pour ramener à la raison les autorités qui persistent dans l’illégalité, qui persistent dans les actes qui mettent en danger la vie de la population. Il ne faut pas oublier que le gouvernement congolais a déclaré la province du Sud-Kivu et celle du Nord-Kivu comme des provinces sinistrées», a-t-il soutenu.

Pour lui, les autorités devaient supprimer certaines taxes pour permettre la relance de l’activité économique dans ces deux provinces qui ont connu des conflits armés.

Évoquant la grève des armateurs, le président de la société civile du Sud-Kivu a déploré l’augmentation des prix sur le marché et les difficultés de mobilité entre les provinces du Nord et Sud-Kivu.

Depuis le lundi 14 avril dernier, aucun trafic lacustre n’a assuré entre la capitale provinciale du Nord-Kivu et Bukavu, au Sud-Kivu. Les armateurs sont en grève pour protester contre la nouvelle taxe qui leur est imposée par les autorités provinciales. Ils doivent désormais payer 10 dollars américains par tonne de produits vivriers transportés dans leurs embarcations qui assurent le trafic lacustre entre Goma et Bukavu. Ils refusent de s’en acquitter, expliquant qu’elle ne figure pas dans la nomenclature des taxes auxquels ils sont soumis.

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