Déraillement du train de la SNCC: l'UDPS appelle le gouvernement à décréter un deuil national

Un train de la Société nationale de chemin de fer (SNCC)

L’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), fédération de Lubumbashi, demande au gouvernement de la République de décréter un deuil national, en mémoire des victimes de l’accident ferroviaire du mardi dernier, à Katongola, à plus de 60 km de Kamina (Katanga). Le parti d’Etienne Tshisekedi wa Mulumba a lancé cet appel, dimanche 27 avril, dans un communiqué de quatre pages dont une copie est parvenue à Radio Okapi, à Lubumbashi.

«L’UDPS exige qu’on décrète un deuil national parce que quand on parle de 40 morts, qu’on parle de 80 morts et nous nous sommes en train de parler de 280 morts. Ce sont des morts, ce sont des Congolais, qu’il y ait un deuil national. Que la province du Katanga observe une minute de silence en mémoire de ceux-là qui sont partis brutalement», a indiqué le secrétaire fédéral-adjoint en charge de la justice et des droits humains de l’UDPS/Lubumbashi, Me Mulunda Kalala.

Dans son communiqué, ce parti de l’opposition exige également l’organisation d’une enquête mixte et indépendante pour faire la lumière autour de la gestion de 218 millions de dollars américains que la Banque mondiale a dernièrement alloués à la relance de la Société nationale des chemins de fer du Congo (SNCC). L’UDPS plaide aussi pour une bonne gestion de la chose publique à travers tout le pays.

L’accident de ce train des marchandises de la SNCC s’est produit dans une zone difficilement accessible. Cette situation géographique ne permet pas d’organiser les secours comme l’évacuation des personnes blessées, affirment des témoins.

Selon les mêmes sources, ceux qui prennent des motos pour atteindre le lieu du drame sont obligés de traverser la rivière Mweji grâce à de petits ponts de fortune.

Les blessés de cet accident ferroviaire ne sont pas convenablement pris en charge faute de structures sanitaires appropriées à Katongola, où il n’y a qu’un centre de santé du reste non équipé et ne comptant que deux infirmiers.

Pour le chef de poste d’Etat d’encadrement de Katongola, son entité n’a aucun moyen financier pour subvenir aux besoins des blessés car son entité ne perçoit pas une taxe, ni une redevance encore moins de rétrocession.

Le seul moyen pour arriver facilement sur le lieu de l’accident reste le train. Mais le responsable de la gare de Katombola a indiqué que le train y passe au moins une fois le mois.

Plus de 80 nouveaux corps sans vie ont été découverts samedi 26 avril dans la matinée non loin de Katongola (Katanga) sous les décombres. Le bilan de cette catastrophe reste encore controversé. Entre temps, les recherches continuent pour sortir d’autres corps de décombres après cet accident ferroviaire. Sur les dix wagons renversés, un seul est soulevé à moitié par l’équipe de la SNCC dépêchée depuis Mwene-Ditu dans la province du Kasaï-Oriental.

Une cinquantaine de corps sont encore visibles mais difficile de les tirer des débris. Ces corps sont déjà en état de décomposition avancée, selon des sources sur place. Une odeur nauséabonde se dégage de plus en plus du lieu de cet accident. Un agent de la Croix-Rouge de la RDC rencontré sur le lieu parle d’une centaine de corps déjà enterrés depuis le jour du déraillement.

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