Basoko : la société civile veut des audiences foraines pour les affaires de viol sur mineurs

Une femme victime de viol dans le village de Luvungi (RDC), le 3 septembre 2010. AFP/MARC HOFFER

La Société civile de Basoko, en Province Orientale, et l’ONG Groupe Lotus réclament l’organisation d’audiences foraines dans ce territoire pour les affaires de viol sur mineurs. Ils ont fait cette demande lundi 19 mai au parquet et au tribunal de grande instance de Yangambi, après deux nouveaux cas de viol sur mineures enregistrés la semaine dernière. Selon eux, deux filles de 13 ans ont été violées et rendues grosses par des hommes de près de 30 ans. Ces cas s’ajoutent à une dizaine d’autres recensés par la société civile depuis début mai dans cette cité à plus de 250 Km à l’ouest de Kisangani.

Pour le président de l’antenne locale du groupe lotus, les audiences foraines au niveau local seraient un moyen efficace pour réduire les cas de viols sur mineurs dans ce territoire.

Cette organisation se dit scandalisée par le taux élevé de ces crimes ces dernier temps. Les victimes ont entre 7 et 13 ans et leurs familles préfèrent régler le problème à l’amiable.

Selon le président de l’antenne du groupe Lotus à Basoko, la recrudescence des cas de viol se justifie, entre autres, par l’ignorance des charges réservées contre les auteurs de ces crimes.

Plusieurs personnes considèrent le transfert des auteurs de viols à Yangambi comme une simple promenade de santé, puisque la plupart finissent par s’évader et retourner dans leurs villages.

Pour la Société civile de Basoko, les audiences suivies de condamnations sur place pourront faciliter des poursuites contre ces hommes et leurs complices.

De son côté, le commandant intérimaire du commissariat de la Police nationale à Basoko, assure que ses services font leur travail en arrêtant les auteurs de ces actes et en les transférant au parquet.

Le commandant Djobe Mbambi parle tout de même de problème de transport et de conditions de voyage difficiles par baleinière pour bien assurer la sécurité des détenus jusqu’à destination.

Radio Okapi a tenté, en vain, de joindre les autorités du parquet et du tribunal de grande instance de Yangambi pour avoir leur réaction sur ce sujet.

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