La RDC s’emploie à protéger ses écosystèmes fragiles, affirme Bavon N'sa Mputu

Des arbres à croissance rapide plantés par l’ONG WWF dans le cadre du projet EcoMakala pour la production de la braise écologique

La République démocratique du Congo(RDC) s’emploie à protéger les petites îles à l’écosystème fragile. Le ministre de l’Environnement et Conservation de la nature, Bavon N’sa  Mputu, l’a déclaré jeudi 5 juin à l’occasion de la journée mondiale de l’environnement placée cette année sous le thème : « Élevez votre voix, et pas le niveau de la mer ». Il attire aussi l’attention de tous sur l’érosion qui ronge la zone côtière de Moanda au Bas-Congo. Cet espace regorge en effet de nombreuses ressources tant biologiques que pétrolières.

Les îles sont menacées de disparition en RDC suite à l’augmentation du niveau de la mer, explique le ministre.

Chaque Congolais devrait aussi lutter contre les changements climatiques afin de protéger les 40 kilomètres de côte maritime que compte le pays, a invité le ministre.

« L’érosion côtière fait perdre chaque année 2 à 6 mètres de littoral au profit de l’océan. Cette destruction progressive de la zone côtière induit des pertes notables au niveau des espaces vitaux, des espaces économiques, des habitats sensibles environnementaux et de la souveraineté nationale par la modification des repères étatiques, de l’espace territorial, de la zone économique exclusive et du plateau continental », a affirmé Bavon N’sa Mputu, qui a ajouté:

« Face à la  dégradation avancée de la zone littorale et l’urgence d’y apporter des solutions appropriées ».

Selon Bavon N’sa Mputu, le gouvernement de la république a récemment mis en place une commission technique afin de faire l’état des lieux de cette zone côtière.

« Nous avons mis en œuvre des actions urgentes de protection des infrastructures, de  préservation de l’environnement marin et de suivi de l’évolution du trait des cotes, veiller à la planification réfléchie de l’occupation des espaces en prévision des enjeux économiques futurs dans cette zone côtière », a ajouté le ministre de l’Environnement.

La journée mondiale de l’environnement a été instituée en 1972 par les Nations unies. Elle constitue une occasion de sensibiliser toutes les couches sociales en faveur de l’environnement et surtout de les inviter à adopter un comportement responsable qu’impose le principe fondamental.

La RDC s’engage à la protection des écosystèmes fragiles qui sont des écosystèmes importants, avec des caractéristiques et des ressources uniques en leur genre. Ils comprennent les déserts, les terres semi-arides, les montagnes, les terrains marécageux, les petites îles et certaines régions côtières. La plupart de ces écosystèmes sont d’intérêt régional, car ils débordent les frontières nationales.

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