Equateur : 80 % d’enfants victimes de punitions corporelles au Sud-Ubangi, selon une ONG locale

Des enfants sans demeure fixe (shégués) jouent en face du siège de la Ceni le 12/10/2011 à Kinshasa. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

Environ 80 % d’enfants sont victimes de punitions corporelles au Sud-Ubangi (Equateur), selon l’ONG Planète junior, amis de la paix. Ces chiffres ont été recueillis lors de l’enquête menée par cette ONG en avril dernier et publiés à l’occasion de la journée de l’enfant africain, lundi 16 juin. Le coordonnateur provincial de cette ONG, Bravo Belete Mungu, a appelé les membres des villages d’enfants installés dans chaque quartier de Gemena à ne pas torturer les enfants. Les parents, eux, évoquent des raisons de discipline.

A Gemena, les enfants reçoivent chaque jour des coups de fouet et sont soumis à des tortures de tout genre de la part des parents et des enseignants, révèle cette ONG.

Bravo Belete Mungu a appelé les éducateurs à recourir à d’autres méthodes d’éducation que des tortures physiques car ces dernières sont interdites par l’article 151 de la loi portant protection de l’enfant.

Cet article stipule entre autre que ” le fait de soumettre un enfant à la torture est puni de un à cinq ans de servitude pénale principale et d’une amende de cinq cents mille à un million de francs congolais ( plus de 535 à plus de 1000 dollars américains). Selon la loi congolaise, la torture est tout acte par lequel une douleur ou des souffrances aiguës, physiques ou mentales, sont intentionnellement infligées à une personne aux fins notamment de la punir d’un acte qu’elle ou une tierce personne a commis ou est soupçonnée d’avoir commis”.

Cependant, pour Albert Mayoka, psychopédagogue à l’Institut supérieur pédagogique de Mbandaka, l’usage du fouet n’est pas à rejeter totalement dans l’éducation de l’enfant, sans verser dans l’abus. Il contribue au redressement de son comportement d’une certaine manière.

L’enquête de Planète Junior révèle aussi que 80 % de ménages de la cité de Gemena n’ont jamais entendu parler de la loi portant protection de l’enfant en RDC et que 70 % d’enfants ne connaissent pas leurs droits et leurs devoirs.

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