RDC: Jean-Bertrand Ewanga interpellé au lendemain du meeting de l’opposition

Jean-Bertrand Ewanga Isewanga, Secrétaire général de l’Union pour la nation congolaise (UNC). Radio Okapi/Ph. Benjamin Litsani

Le secrétaire général de l’Union  pour la nation congolaise (UNC), le député Jean-Bertrand Ewanga, a été arrêté mardi 5 août matin à Kinshasa par des agents de l’Agence nationale des renseignements (ANR). Il serait entendu au Parquet général de la République. Le motif de cette interpellation n’est pas connu. Elle intervient au lendemain du meeting animé à Kinshasa par plusieurs partis de l’opposition, dont l’UNC  de Vital Kamerhe, pour  protester contre le projet de révision de la constitution en RDC.

Jean-Baudouin Mayo, secrétaire interfédéral de l’UNC pour la ville de Kinshasa revient sur les conditions de cette arrestation :

«Dans la nuit, sa parcelle était entourée par les agents de sécurité. Vers 06h10, ils ont escaladé les murs. Ils sont entrés. Ils avaient un mandat d’arrêt. C’étaient des agents de l’ANR

Il pense que le député a d’abord été amené à l’ANR. «Après Monsieur Ewanga m’a appelé pour me dire qu’il était au Parquet général de la République», a-t-il poursuivi.

Jean-Baudouin Mayo a par ailleurs dénoncé la manière dont le numéro 2 de l’UNC a été appréhendé :

«Nous regrettons ce genre de méthodes qui ne correspondent pas à la manière de travailler d’un Etat démocratique. Honorable Ewanga est un responsable. Il suffit de l’inviter le jour: on lui communique les faits qui lui seraient éventuellement reprochés, on l’arrête. Un mandat d’arrêt, on n’en abuse pas. Vous venez chez quelqu’un à 03heures du matin

Le motif de l’interpellation du secrétaire général de l’UNC n’est pas connu jusque là. «Hier, il a tenu avec les autres leaders de l’opposition un meeting. Je crois que c’est lié à cela», a estimé Jean-Baudouin Mayo.

Au cours de cette manifestation sur la place Sainte Thérèse de Kinshasa/N’djili, les orateurs – dont M. Ewanga – avaient réaffirmé leur opposition à la révision constitutionnelle, avant d’appeler Joseph Kabila  à un dialogue inclusif – conformément à l’accord-cadre d’Addis-Abeba – d’ici la fin du mois d’octobre, afin «d’organiser son départ en douceur».

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