Kisangani : insécurité entretenue par des Kulunas en complicité avec des motocyclistes

Place des artistes, Rond-point victoire/ Kinshasa. Le trafic routier n’est pas intense ce 2/06/2011. Quelques motards discutent en attendant l’arrivée des passagers. Ici, comme dans d’autres carrefours, les motos qui font le taxi n’ont pas toutes des plaques d’immatriculation. Ce qui n’empêche pas les motards d’exercer leur activité.

L’insécurité sévit depuis plusieurs jours dans la ville de Kisangani, en Province Orientale, notamment entretenue par des Kulunas, ces bandits armés de machette qui agressent les passants, en complicité avec des motocyclistes. Selon des témoins, ces bandits ont commis plusieurs vols à l’arrachée. Pour sa part, le ministre provincial de l’Intérieur, Hubert Moliso, assure que des dispositions sont prises pour mettre ces inciviques hors d’état de nuire.

Les deux derniers incidents rapportés remontent à mardi 4 novembre dernier aux environs du marché central, entre 19h et 20 h.

Deux femmes se sont vues ravir leurs sacs par des inconnus, qui les ont ensuite agressées verbalement et physiquement.

L’une des victimes témoigne :

«J’ai pris un taxi [moto]. Arrivé au rond-point Ducano, le chauffeur me demande [de lui permettre] d’aller s’approvisionner en carburant au marché central. Arrivé là-bas, un monsieur a pris mon sac et s’est enfui. J’ai perdu de l’argent et même les clés de ma maison. Je suis vraiment désolée».

Le ministre provincial de l’Intérieur, Hubert Moliso, annonce, quant à lui, une prochaine opération «Likofi» (coup de poing) pour mettre ces bandits hors d’état de nuire.

«Toutes les dispositions sont en train d’être prises par la police, mais nous ne pouvons pas communiquer d’emblée, pour une question sécuritaire, ce qui a été arrêté. Mais au moins la certitude, c’est que, les auteurs de tous ces faits, qui n’opèrent pas dans la journée, préfèrent opérer la nuit pendant que la police ne passe pas par là où ils se retrouvent pour continuer à commettre des exactions contre la population», a-t-il expliqué.

Ainsi, il appelle la population à collaborer avec les forces de l’ordre.

Entre-temps, sur demande de la mairie, la société de télécommunication Vodacom avait remis 345 gilets d’identification à l’Association des taximen moto de la ville de Kisangani (Amotakis).

Cependant, les taximen-motos exigent d’être rémunérés pour le port de ce gilet, refusant de faire gratuitement la publicité de Vodacom.

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