Ituri: la société civile mobilise contre l'enlèvement des femmes à Mambasa

Jeunes homme armées dans le Nord-Kivu.

Le point focal de la société civile pour la lutte contre les violences faites aux femmes et aux enfants en Province Orientale appelle à une mobilisation totale contre l’enlèvement des femmes dans le territoire de Mambasa, dans le district de l’Ituri. Jean-Marck Mazio a lancé son appel, samedi 8 novembre, en marge de la clôture d’un atelier de cinq jours sur le leadership féminin organisé à Bunia, chef-lieu de l’Ituri.

Jean-Marck Mazio, indique que les femmes enlevées sont également violentées par leurs bourreaux. Le dernier cas remonte à trois semaines, où sept femmes avaient kidnappées dans la localité de Nduye.
Cette organisation a également plaidé pour le rétablissement de la situation sécuritaire dans le territoire de Mambasa, le plus vaste du district de l’Ituri, en vue de remettre la femme dans ses droits.
​«La situation de Mambasa est au-delà de la lutte contre les violences sexuelles. Ça c’est déjà un problème sécuritaire. L’insécurité qui pèse maintenant sur la femme. Quand il y a l’insécurité, ce sont les femmes qui paient le plus. Notre plaidoyer, c’est le rétablissement de la paix. Raison pour laquelle nous sensibilisons les leaders », a indiqué Jean-Marc Mazio.

Le point focal de la lutte contre les violences faites aux femmes estime qu’il est temps de mener des actions de grande envergure et ne pas attendre que les femmes soient violées pour les assister.

«Il faut miser sur notre capacité d’influence pour amener le changement dans le sens de consolidation de la paix. Il n’y a pas longtemps, nous avons parlé des enlèvements des femmes, au moins 40 femmes, au-delà d’Epulu, sur la route de Niania. Récemment, nous avons aussi été informés de la situation de sept femmes sur l’axe Nduye. Au jour le jour, les femmes sont victimes d’enlèvement. Nous devons tous nous mobiliser», a conclu Jean-Marc Maizo.
De son côté, la société civile du territoire de Mambasa accuse les miliciens de Manu, un proche de l’ex-chef rebelle Morgan, de perpétrer ces enlèvements massifs et d’incendier des cases dans ce territoire.
Se confiant à Radio Okapi, il y a un mois, l’administrateur de ce territoire, Alfred Bongwalanga, avait plaidé pour la sécurisation de ce groupement où sont actifs plusieurs groupes armés.
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