Décentralisation en RDC: Julien Paluku préconise une «étude de pré-faisabilité»

Julien Paluku le 8/3/2012 à Goma. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

Le gouverneur du Nord-Kivu, Julien Paluku, a proposé une étude approfondie avant d’amorcer le processus de décentralisation en RDC. Il l’a déclaré samedi 15 novembre à Kinshasa, lors d’un atelier organisé par le Parti lumumbiste unifié dans le cadre de la commémoration du cinquantenaire du parti cher à Antoine Gizenga Fundji.

«Je pense qu’avant d’aller vers la décentralisation forte, on devra faire des études de pré-faisabilité et de faisabilité pour voir si réellement ce qu’on veut faire est possible», a affirmé Julien Paluku, un des orateurs de cette commémoration du cinquantenaire du Palu débutée depuis le 1er novembre.

Tout en soulignant les avancées réalisées, Julien Paluku a reconnu qu’il y avait des dispositions dans la constitution qui avaient suscité de l’euphorie au sein de la population, mais dans la pratique, elles n’ont jamais été faciles à matérialiser.

Le gouverneur du Nord-Kivu a déploré une léthargie entre le pouvoir central et les provinces sur le terrain:

«Pour moi, j’estime que le fait d’avoir mis les compétences concurrentes dans la constitution ça crée une léthargie entre le pouvoir central et les provinces, parce qu’on ne sait pas qui fait quoi. C’est comme l’article 204, qui définit les compétences exclusives des provinces. Cet article énumère 29 matières qui relèvent de la compétence exclusive des provinces. Finalement les provinces ne savent pas ce qu’elles doivent faire

Outre les questions relatives à la décentralisation en RDC, d’autres sujets ont également été abordés lors de la commémoration du cinquantenaire du Palu. Il s’agit notamment du mécanisme de suivi de l’accord-cadre d’Addis-Abeba et de la sécurité avec comme sous-thèmes: l’armée, la police et autres services de renseignements.

S’agissant de la question sécuritaire, le professeur Mbela, l’autre orateur du jour, a indiqué en substance que la RDC s’étant rangée sur la voie des reformes, force est de constater que celle de la Police peut être qualifiée de réussite.

L’armée étant un organe de souveraineté, il n’est toujours pas aisée d’engager des reformes, selon lui.

Le coordonnateur du mécanisme de suivi de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba, François Muamba, a quant à lui, indiqué que ce processus était une occasion à saisir, par la RDC, pour mettre un terme à tout prétexte de guerre.

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