Ituri : 4 jeunes retrouvés morts au cachot du parquet à Bunia

Des inscriptions sur le mur intérieur de la prison de Lodja, lors d’une visite des quelques responsables des agences des Nations unies le 18/1/2003. Ph- Don John

Arrêtés le 26 décembre dernier, quatre jeunes ont été retrouvés morts, le week-end dernier, au cachot du parquet de grande instance à Bunia, chef-lieu de l’Ituri (Province Orientale).

Ces jeunes, tous originaires du village Dr`dza, en collectivité de Walendu Pitsi, étaient soupçonnés d’être impliqués dans le meurtre de deux policiers brulés vifs dans leur localité.
Les parents des victimes accusent les policiers de garde de les avoir torturés pour venger deux de leurs compagnons d’armes brulés vifs par la population au village de Dr`dza, en territoire de Djugu.
Ils estiment également que leurs proches étaient  soumis à des tortures corporelles par les policiers pendant leur transfert au parquet de grande instance de Bunia.
Selon eux, la police avait empêché à leurs enfants de bénéficier de vivres au cachot.

Lire aussi: Bunia : 40 prisonniers décédés en un an suite à des mauvaises conditions de détention

Ils exigent ainsi qu’une enquête soit diligentée et que les auteurs de ces tortures soient arrêtés et déférés devant la justice.

Contacté, le commandant de la police nationale en Ituri, lieutenant-colonel Israël Kantu, rejette toutes ces accusations et précise qu`il n`a jamais reçu des plaintes à ce sujet.
Au parquet, le premier substitut, Sylvain Koko, qui fait l’intérim du procureur, se réserve de tout commentaire sur les allégations de torture soulevées par la famille des victimes.
Quarante détenus avaient trouvé la mort de 2013 à 2014 dans la prison centrale de Bunia à la suite de mauvaises conditions de détention.
Selon Me Nicolas Lodjiringa de l’ONG Pax Dei, cette maison carcérale, prévue pour 220 détenus, en accueille plus d’un millier.
L’ONG Pax Dei avait même proposé que certains détenus de cette prison, notamment les militaires et policiers, soient transférés vers celle d’Osio, à une vingtaine de km de Kisangani, de manière à la désengorger, en attendant une solution définitive.

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