RDC : Jed dénonce « la prise en otage » de la liberté de l'information

Des dossards de presse distribués le 24/11/2011 au commissariat général de la PNC à Kinshasa par Journaliste en danger (JED). Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

Dans un communiqué publié mardi 27 janvier à Kinshasa, Journaliste en danger (Jed) condamne « la furie » des autorités de la RDC qui sont, selon cette ONG, responsables des multiples restrictions imposées aux médias nationaux et internationaux. Selon Jed, ces restrictions ont culminé par la coupure des signaux d’émission de Canal Kin Télévision et de Radio Télévision Catholique Elikya, le brouillage du signal de RFI, la coupure de la connexion Internet et la suspension du service de messagerie téléphonique.

Jed dénonce la « prise en otage » de la liberté de l’information.

A (re)Lire: SMS et Internet coupés en RDC

L’ONG qui défend les droits des journalistes qualifie ces mesures de « dérive totalitaire » que rien ne justifie. Son président, Tshivis Tshivuadi, dénonce une situation inacceptable.

« Il s’agit simplement d’une dérive totalitaire inacceptable pour un pays qui s’appelle République démocratique du Congo. Voilà pourquoi nous dénonçons vigoureusement ces restrictions de nos droits et libertés qui ressemblent à une prise en otage de la démocratie », déclare-t-il.

Tshivis Tshivuadi demande aux autorités congolaises de mettre fin à « cette situation honteuse qui place la RDC au ban des nations civilisées ».

Garantir la sécurité

De son côté, le ministre des Médias, Lambert Mende, explique que les médias fermés ont relayé des appels à la destruction et des menaces au bon fonctionnement des institutions.

Ce qui a conduit le gouvernement à prendre ces mesures conservatoires.

Lambert Mende explique que le gouvernement se doit de faire respecter un ensemble de droits.

« Il faudrait que l’on saisisse aussi que le gouvernement à la responsabilité de garantir tout un ensemble de droits. Le droit à la vie des congolais et des congolaises qui a été menacé par des appels au pillage, des appels à la destruction, qui ont été relayés par les deux medias contre lesquels les autorités administratives ont pris des mesures conservatoires », souligne-t-il, ajoutant que le gouvernement a la responsabilité de garantir aussi bien la sécurité et le bon fonctionnement des institutions que la liberté d’expression.

Lambert Mende affirme, par ailleurs, que d’autres médias de l’opposition continuent de fonctionner librement.

Pour sa part, le Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC) promet de réagir au moment opportun sur ce sujet.

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