Nord-Kivu: les habitants de Nyanzale et Kitchanga racontent à Martin Kobler les exactions des FDLR

Des rebelles des FDLR dans la forêt de Pinga, dans l’Est de la République Démocratique du Congo, le 6 février 2009

Le chef de la Monusco, Martin Kobler, a clôturé vendredi 27 mars par Kitchanga, sa mission de travail de 48 heures dans les secteurs de Nyanzale et Kitchanga dans le territoire de Rutshuru. Ces deux secteurs ruraux, situés à une centaine de kms au Nord-est de Goma, étaient réputés héberger plusieurs combattants Hutu rwandais des FDLR, avant le lancement des opérations militaires visant à leur désarmement forcé par les FARDC.

A l’étape de Kitchanga, vendredi, le chef de la Monusco s’est fait expliquer, comme à Nyanzale la veille, les retombées des opérations militaires en cours contre les FDLR sur les populations civiles.

Le président de la société civile de Kitchanga, Romain Bazungu, lui a exprimé sa crainte:

«Souvent, après le retour de ces FDLR dans les entités qui n’ont pas été occupées par les FARDC, ils veulent attaquer la population locale. [Les habitants] sont inquiétés, arrêtés, tués [ou soumis à] des amendes exorbitantes.»

Ici comme à Nyanzale, jeudi, les représentants de différentes couches de la population ont demandé à M. Kobler d’être leur interprète auprès du gouvernement congolais. Ils souhaitent qu’au même moment que les opérations militaires se déroulent, les civils soient protégés contre les exactions de pillages, braquages, kidnappings, viols des femmes et parfois même tueries, qui se sont multipliées ces derniers dans la région. Ces exactions sont perpétrées, selon eux, par les FDLR ou leurs collabos congolais, qui s’échappent à travers les mailles de la traque des FARDC.

«Nous traversons actuellement une insécurité plus grande que celle que nous avons connue par le passé. La Monusco peut intéresser nos autorités pour qu’elles négocient avec ces forces négatives, car c’est la population qui en pâtit», a souhaité une femme cadre de Nyanzale.

Pour Martin Kobler, l’unique réponse à l’insécurité récurrente, à Nyanzale, Kitchanga comme ailleurs dans la province, reste la restauration de l’autorité de l’Etat.
Le gouvernement congolais et la Monusco s’emploient ensemble à cette tâche, en dépit de quelques difficultés de parcours, a-t-il poursuivi.

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