La traque contre les FDLR nécessite l’appui de la Monusco, selon Martin Kobler

De gauche à droite, le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies en RDC, Martin Kobler, et Théophane Kinda, porte-parole intérimaire de la Monusco, le 01/04/2015 à Kinshasa, lors de conférence de presse de l’Onu. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

L’opération de traque contre les FDLR telle que menée par les FARDC à Nyanzale connaît des faiblesses, a fait savoir le chef de la Monusco, Martin Kobler, mercredi 1er avril au cours de la conférence de presse hebdomadaire de l’Onu à Kinshasa. Il a déclaré avoir fait ce constat lors cours d’une mission qu’il a effectuée dans cette zone du Nord-Kivu la semaine passée. Par conséquent, Martin Kobler a plaidé pour la reprise de la coopération entre la Monusco et les FARDC dans la traque contre ces rebelles rwandais.

«Je suis rentré ici à Kinshasa avec la ferme impression qu’il faut reprendre le soutien aux FARDC le plus vite possible. On a une certaine faiblesse dans les opérations et c’est l’unité qui fait la force», a déclaré Martin Kobler, qui a séjourné les 26 et 27 mars à Kitchanga et Nyanzale (Nord-Kivu).

Ces deux secteurs du territoire de Rutshuru, situés à une centaine de kms au Nord-est de Goma, étaient réputés héberger plusieurs combattants Hutu rwandais des FDLR, avant le lancement des opérations militaires visant à leur désarmement forcé par les FARDC.

Le Représentant spécial du Secrétaire général de l’Onu en RDC a assuré quant aux capacités de la Monusco à appuyer efficacement ces opérations militaires:

«Nous sommes là avec une compagnie à Nyanzale qui est très très forte. Nous avons des moyens, nous avons des rations, nous avons aussi les moyens de combattre conjointement avec les FARDC.»

Ce sujet est au cœur des discussions entre la mission onusienne et le gouvernement congolais. «Je suis très confiant qu’on va trouver une solution», a affirmé la même source.

Martin Kobler a par ailleurs rappelé que le rétablissement de la paix en RDC constituait un des défis à relever avant le retrait de la Monusco:

«Si nous devons partir du pays, il faut créer une situation sécuritaire qui est mieux. Et le plus vite nous le faisons en semble avec les FARDC, le plus vite nous pouvons réduire le dispositif de la force [de la Monusco].»

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