RDC: la classe politique divisée sur le dialogue national proposé par Joseph Kabila

Le président Joseph Kabila devant les deux chambres du Parlement réunies en congrès le 14/12/2014 au palais du peuple à Kinshasa. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

La classe politique réagit diversement au dialogue national, préconisé par le président Joseph Kabila. Les uns sont pour et les autres le jugent inopportun. Le débat se développe depuis que le chef de l’Etat a récemment envoyé un émissaire notamment dans les états-majors de l’UDPS, MLC et l’UNC, trois grands partis politiques de l’opposition, ainsi qu’au Groupe parlementaire des Libéraux démocrates et socialistes.

Au MLC de Jean-Pierre Bemba, on a fait vendredi 8 mai savoir à Radio Okapi, qu’on peaufinait le cahier de charges en termes de conditionnalités.

De son côté, José Makila, président du Groupe parlementaire des Libéraux démocraties et socialistes estime que ce dialogue n’a pas véritablement sa raison d’être pour l’instant:

«Pourquoi faire [un dialogue maintenant], parce que nous sortons de Concertations nationales. Et tout le monde sait que ces concertations ont abouti à des résolutions, mais qui ne sont encore appliquées jusqu’aujourd’hui.»

L’Alliance des Travaillistes pour le Développement (ATD), qu’il dirige, est contre le «glissement» du calendrier politique susceptible de permettre aux députés et au chef de l’Etat actuels de rester au pouvoir au-delà de leurs mandats.

José Makila persiste et signe:

«Nous devons aller aux élections pour sortir les députés provinciaux, les sénateurs et le gouverneurs. Par après, on ira tout en 2016 pour élire le président de la République au mois de novembre et les députés nationaux [...] Je refuse de penser que nous devons ‘glisser’, tout en bafouant notre constitution.»

Vous pouvez écouter José Makila ici:

Fichier audio : téléchargez Flash pour écouter.

Intervenant vendredi sur la télévision nationale, RTNC, le porte-parole de la Majorité présidentielle, Sébastien Luzanga Shamandevu a par contre encouragé la démarche du chef de l’Etat.

Pour lui, Joseph Kabila reste constant dans sa «politique de la main tendue.»

A l’heure actuelle, l’UDPS et l’UNC n’ont pas encore donné leurs points de vue.

Certains partis politiques de l’opposition ont refusé de prendre part à ce forum convoqué par le président Kabila. Une coalition conduite par l’UNC de Vital Kamerhe exige la tenue de ce qu’elle appelle « vrai dialogue » et qui serait conforme à l’esprit de la résolution 2098 du Conseil de sécurité des Nations unies et de l’accord cadre d’Addis-Abeba.

Il y a environ deux ans, la RDC avait organisé les concertations nationales tenues du 7 septembre au 5 octobre 2013. Plusieurs partis politiques avaient pris part à ces assises, à l’exception de l’UNC et l’UDPS. D’autres partis qui s’étaient ralliés à eux réclamaient à leur “le vrai dialogue”, sous l’égide de la communauté internationale.

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