Katanga: 4 600 élèves étudient sous des manguiers à Manono

Carnet à mains, un préposé du HCR entrain d’enregistrer une famille de pygmées dans un centre des déplacés de Dongo(RDC) à Betou(RCA) le 18/11/2009. Ph. Don John Bompengo

Environ 4 600 élèves de la 38è communauté Garenganze, en territoire de Manono (Katanga) étudient, depuis quelques jours, sous des manguiers et sans fournitures scolaires, ni matériels didactiques, après que leurs écoles ont été incendiées à la suite des conflits entre bantous et pygmées.

Ces élèves font partis des familles qui ont fui les conflits entre bantous et pygmées au Nord-Est du territoire de Manono (Katanga).

Dans un atelier organisé du 11 au 12 mai à Manono-centre, les membres de la communauté Garenganze ont appelé les personnes de bonne volonté d’apporter en toute urgence de l’assistance financière pour permettre à ces élèves d’achever l’année scolaire 2014-2015.

Huit écoles de cette communauté ont déjà été incendiées depuis janvier dernier à la suite de ces conflits ethniques.

A (re) Lire: Katanga: 6 personnes meurent incendiées dans un camp de déplacés à Nyunzu

 

Selon un membre de la 38è communauté Garenganze, la mort d’une enseignante appartenant à une école de cette communauté, le 5 mai, a constitué un évènement de trop dans le conflit qui oppose les bantous aux pygmées.

Pour rappel, huit personnes avaient trouvé la mort et plus de trente autres ont été blessées dans des accrochages survenus, mardi 5 mai, entre les milices pygmée et bantoue dans le territoire de Manono (Katanga). Selon des sources de la société civile de Manono, des personnes décédées et blessées sont de la communauté bantoue.

Les mêmes sources n’avaient pas cependant avancé le bilan des personnes mortes du côté de la communauté pygmée.

De passage en avril dernier au Katanga, le vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur, Evariste Boshab, avait appelé les bantous et les pygmées à la réconciliation.

Ces conflits, qui affectent aussi les territoires de Kabalo et Kalemie ont déjà causé plusieurs morts dans la région. Ils ont aussi provoqué le mouvement des populations, qui vivent dans des conditions difficiles.

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