Nord-Kivu: une unité de la police accusée des actes de tortures à Rutshuru

Simulation d’une arrestation par la police à Kisangani, décembre 2010.

La société civile de Rutshuru accuse les éléments de la Légion nationale d’intervention (Leni), une des unités spéciale de la police nationale, de commettre, depuis quelques semaines, des actes d’abus contre la population civile, à Rutshuru-centre (Nord-Kivu). Déployés depuis plus de deux ans pour la  sécurisation des populations de cette partie du pays, ces policiers se livrent à des actes de tortures, imposent des amendes forfaitaires et arrêtent illégalement des personnes dans leurs cellules spéciales, indique la même source.

Selon des activistes des droits de l’homme de Rutshuru, ces policiers posent ces actes au vu et au su des autorités administratives de ce territoire.
Un des cinq détenus transférés récemment par la Leni à la prison de Munzenze est mort la semaine passée à l’hôpital militaire de Katindo à Goma.
La victime est décédée des suites des coups qui lui ont administrés après avoir subi des tortures dans une cellule de la Leni, à Rutshuru-centre, affirment les activistes des droits de l’homme de Rutshuru.
Le décès de ce détenu a été confirmé, jeudi 25 juin, par les responsables pénitentiaires de la prison de Munzenze.
Face à l’ampleur de ces violations des droits de l’homme, les responsables de la société civile, lancent l’alerte:
«Cette situation risque d’amener la population à la révolte. C’est qu’il y a des infractions mais quand on arrête des gens, on doit respecter la dignité humaine. Les élèments de cette force arrêtent des gens brutalement et disent ne pas être sous les ordres d’une quelconque autorités provinciale».
La société civile du territoire de Rutshuru, souhaite par ailleurs que les éléments de la Leni soient remplacés par d’autres policiers.
Elle affirme qu’un policier porteur d’un mandat d’arrêt signé par le procureur de la République a été tabassé par les éléments de la Leni à Rutshuru pour des raisons non encore élucidées.
Interrogés sur la question, les responsables de l’administration locale se sont réservés de tout commentaire.

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