L’Association africaine des droits de l’homme (Asadho/Katanga) a constaté dans un communiqué daté du 6 juillet que le contrat Metalkol qui bénéficierait, selon elle, de l’appui de certaines personnalités politiques congolaises a été signé en secret en janvier 2010. Il est donc abusif et opaque parce que conclu sans appel d’offres préalables, d’après la même source.
Cette ONG de défense des droits de l’homme constate aussi que le gouvernement congolais ne veut pas instaurer la transparence dans le secteur minier. Elle invite par conséquent le président de la République à ne pas ratifier le contrat de Metalkol et traduire en justice tous ses collaborateurs impliqués dans des conventions obtenues sur trafic d’influence.
Timothée Mbuya, directeur exécutif de l’Asadho Katanga, s’explique:
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Pour sa part, le responsable du projet Promines au ministère des Mines estime que les ONG ont ouvert une boîte à pandore et c’est à elles d’en assumer les conséquences.
Lem’s Kamwanya appelle les ONG au calme les exhortant à ne pas influencer le président de la République.
D’après lui, leurs déclarations risquent de freiner l’investissement en République démocratique du Congo.
Lems Kamwanya a déclaré:
«Il y a des efforts pour stabiliser les contrats existants pour que le pays puisse attirer des vrais investisseurs dans le secteur des mines. Mais si ces derniers constatent qu’il y a une instabilité juridique, avec la négociation et l’annulation des contrats si les ONG comme Asadho ou Global Witness s’expriment, en ce moment là ça inquiète les investisseurs pour venir parce qu’ils craignent l’insécurité juridique et judiciaire.»









