Colloque du cinquantenaire: les entreprises minières parlent de leurs activités


Colloque du cinquantenaire des entreprises minières

Trois entreprises étaient à l’honneur jeudi 12 août à Kinshasa, dans le cadre du colloque du cinquantenaire. Il s’agit de la Gécamines, Tenke Fungurume Mining (TFM) et du Centre d’évaluation, d’expertise et de certification des substances précieuses et semi précieuses, CEEC, qui ont présenté leurs activités.

Les débats ont plus tourné autour de la décision du gouvernement demandant aux opérateurs miniers de désoxyder tous les diamants avant l’exportation.

Pascal Nyembo, directeur général adjoint du CEEC, est revenue sur les intérêts que recherche le gouvernement en imposant la désoxydation.

Ces intérêts se traduisent, a-t-il soutenu, par la plus value que cette opération apporte aux diamants à l’exportation. Pascal Nyembo a condamné le manque de collaboration des opérateurs miniers. Ces derniers, selon lui,  n’adhèrent pas à la mesure et entretiendraient des réseaux de fraude.

L’ordre avait été donné au labo de Diablanc de désoxyder sans frais tout diamant dépassant les deux carats. Donc pas d’excuses pour les opérateurs, a-t-il martelé.

« Nous ne refusons pas la collaboration », répliquent de leur côté les diamantaires. « Seulement, nous voulons que la décision du gouvernement différencie  le diamant à désoxyder de celui qui ne  doit pas l’être. Car  il existe une qualité de diamant qui perd de sa valeur par la désoxydation d’un côté, et de l’autre, la qualité augmente par l’effet de la désoxydation.

Les diamantaires ont aussi posé le problème de sécurité de leurs colis qui doivent passer au moins 48 heures au  laboratoire de Diablanc, l’opérateur privé et aussi concurrent qui fait ce travail.

L’état des lieux de la Gécamines

Le directeur de la Gécamines en charge de programmes et planification a fait un état des lieux de son entreprise. Cet état des lieux  traduit la mauvaise gestion qui a caractérisé la Gécamines avec le surendettement des années 1990.

La superficie d’exploitation de la Gécamines est réduite de 18 mille kilomètres carrés à  7 mille seulement à ce jour, a indiqué le directeur de programmes.

La production de la  Gécamines, a-t-il poursuivi,   a atteint 470 mille tonnes de cuivre, son niveau top, en 1986. Elle se situe aujourd’hui à 200 mille tonnes et représente 200 millions de dollars américains de chiffre d’affaires, contre 1,8 milliards de dette.

Pour se relever, la Gécamines s’est engagée à signer une série de partenariats avec des entreprises chinoises et autres. Le prochain partenaire sera coréen, a conclu le directeur de programmes.

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