Mbuji-Mayi: le carburant, rare et cher


Une avenue de Mbuji Mayi

La ville de Mbuji-Mayi, capitale de la province du Kasaï oriental,  fait face depuis près d’une semaine, à une forte carence en carburant. Mardi 3 mai,  le litre d’essence s’est vendu mardi à 3 200 francs congolais (près de 3 $) contre 1 800 habituellement. Cette situation a des répercussions sur les prix d’autres biens et services sur le marché local.

Les propriétaires des dépôts, qui ont stocké du carburant lors des périodes d’abondance, font actuellement de bonnes affaires à Mbuji-Mayi.

Dans les stations-service, c’est la sécheresse à la pompe.

Le carburant ne coule qu’au marché noir, avec les «Kadhafi», ces revendeurs en détails des produits pétroliers qui ont pratiquement doublé le prix.

Les «Kadhafi» justifient cette flambée par le fait que le prix d’un fût de carburant serait passé, selon certains d’entre eux, de 600 à 800 dollars américains.

Conséquence de cette surenchère des produits pétroliers, le marché de Mbuji-Mayi s’est emballé, à commencer par le transport en commun, dont une course ordinaire est passée de 300 à 700 francs congolais.

Les prix des denrées alimentaires en ont subi un grave coup.

Mardi, la mercuriale indiquait que le sac de sucre est passé de 75 à 100 dollars américains.

Les grossistes, de leur côté, se plaignent du difficile acheminement de leurs produits en provenance de Kinshasa, par la voie ferrée à partir d’Ilebo, au Kasaï-Occiental.

Pour contourner la difficulté, ils utilisent la voie routière, pour faire passer leurs marchandises, de Kinshasa à Mbuji-Mayi, via Kananga.

Ce qui leur coûte très cher.

La pénurie des produits pétroliers et la surenchère qu’elle entraîne vient donc aggraver la situation.