Kigali : les économistes africains veulent rendre compétitif le marché du continent

Une vue du marché Mzee Kabila à Lubumbashi (RDC). Ph. Radio Okapi

Des produits en provenance de la Chine inondent le marché africain et menacent les échanges commerciaux notamment entre Kinshasa et Brazzaville. Les participants à la septième conférence économique africaine qui se tient depuis le mardi 27 octobre à Kigali, au Rwanda, ont relevé ce fait. Ils estiment que les importations des biens produits en Chine et vendus à des prix bas constituent un frein à une meilleure coopération commerciale entre les pays africains. Ils préconisent la suppression des tracasseries et l’octroi des crédits aux investisseurs nationaux.

« Nguanzu », déformation de Guangzhou la place historique pour le commerce en Chine, est le nom que les Kinois ont donné aux produits importés de chine et vendus à des prix hors concurrence dans les boutiques, étalages et autres centres commerciaux de la capitale de la RDC. Ces produits importés en très grande quantité ont damé le pion au marché des ressortissants libanais dénommé « Kato », du nom de la principale rue du grand marché de Kinshasa, où les Libanais vendaient avec succès divers articles de cuisine, d’habillement, de beauté et d’appareils électroménagers.

Commentant la croissance des importations des produits fabriqués en Chine sur les marchés de la RDC et du Congo-Brazaville ces dernières années, Jean-Christophe Boungou, le directeur général du Centre de recherche en analyse économique et politique du Congo-Brazzaville estime que les consommateurs se ruent sur les produits chinois parce qu’ils coûtent moins cher.

«Les Chinois ont de grandes entreprises et à l’intérieur de la Chine même, il y a une concurrence entre les entreprises pour baisser les coûts. Ce phénomène de concurrence qui existe déjà entre les entreprises chinoises se répercute en Afrique», déclare-t-il.

A Kinshasa par exemple, un complet de veste vendu à 250 dollars américains peut-être acheté dans les magasins chinois à  100 voire 80 dollars américains. Mais certains consommateurs se plaignent parfois de la qualité des produits provenant de la Chine.

Jean-Christophe Boungou estime que pour favoriser la coopération régionale et lutter contre la concurrence des produits chinois, les autorités de deux Congo devraient lutter contre les tracasseries administratives et douanières qui freinent les initiatives d’investissement des producteurs et commerçants de la RDC et du Congo-Brazzaville.

Kinshasa et Brazzaville devraient aussi accorder des exonérations aux industries et octroyer des crédits d’investissements aux entrepreneurs locaux, recommande-t-il.

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