L’Institut international d’agriculture tropical lance un projet pour la relance de la sécurité alimentaire

Un champ de maniocs à l’Est de la RDC. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

L’Institut international d’agriculture tropical (IITA) a lancé mardi 12 février le projet « Appui à la recherche agricole pour le développement des cultures stratégiques (SARD-SC)» dans sa composante manioc. Ce projet quinquennal vise à relancer la sécurité alimentaire et à augmenter les revenues des paysans des pays bénéficiaires, a indiqué son coordonnateur Chris Akem.

Ce projet est financé par la Banque africaine de développement (Bad) à hauteur de 63 millions de dollars américains et concerne cinq millions deux cent mille paysans repartis dans vingt pays.

Le projet SARD-SC concerne plusieurs cultures notamment le blé, le maïs et le manioc.

La composante manioc de ce projet est exécutée dans quatre pays :

  • la République démocratique du Congo
  • la Zambie
  • la Sierra Leone
  • la Tanzanie.

Selon Dr Chris Akem, au bout de cinq ans, le rendement de ces cultures devrait augmenter de 20%.

«On a identifié des plateformes des paysans. Nous allons leur montré nos technologies et que celles-ci passent de paysan à paysan», a-t-il indiqué.

En RDC ce projet sera exécuté dans le district du bas fleuve au Bas-Congo, la Tshopo dans la Province Orientale ainsi qu’une partie du Sud-Kivu.

Selon des experts, la production de manioc en RDC a connu une régression ces dernières années. Elle est passée de 18 millions de tonnes  par an en 1995 à 14 millions et demi en 2012. En 1995, la RDC était premier pays producteur de manioc au monde.

Les experts de l’IITA pensent qu’il faut à la RDC 3 milliards et demi de mètres de bouture de manioc de bonne qualité, contre 1 milliard disponible actuellement, pour arriver à booster significativement cette production.

Le représentant de l’Association des producteurs et transformateurs de manioc (APTM), Patron Mulongo, a salué ce projet.

«Avec la recherche, (ce projet) nous aide à avoir des semences améliorer, à améliorer aussi les techniques culturelles. Pour nous, c’est très important», a-t-il expliqué, précisant l’industrialisation dans le secteur agricole suppose une production plus grande.

Or, Patron Mulongo, pour une production plus grande, il faut des semences améliorées et des techniques adaptées et performantes.

L’augmentation de la  production du manioc permettrait d’en réduire le prix pour la population, de générer encore des recettes pour l’Etat à travers les exportations.

En février 2013, la tonne de manioc en RDC coûte environ 110 USD, contre 20 USD en Afrique du Sud et 15 USD en Thaïlande.

La hausse de la production supposerait également réduire de 20 à 10 % l’importation de blé, grâce à l’introduction dans les boulangeries et pâtisseries de la farine de manioc panifiable.

Le manioc est l’aliment de base en RDC. Il occupe plus de la moitié de terre cultivable. Il est facile à cultiver, car ne nécessitant pas une grande fertilité du sol. A travers ce à travers ce projet, il est question de le rendre disponible et assurer sa compétitivité sur le marché.

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