Dette intérieure en RDC: un collectif réclame le paiement de 644 000 USD

Siège du ministère des Finances à Kinshasa. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

Les membres du collectif de la dette publique intérieure sollicite du gouvernent congolais le paiement d’une partie de leurs créances, évaluée à 644 000 dollars américains. Ils s’inquiètent du silence du ministère des Finances à ce sujet, alors que la présidence de la république avait ordonné ce paiement, affirment-ils. Parmi les créanciers, figurent notamment les anciens membres des cabinets ministériels qui déclarent n’avoir pas touché leurs indemnités de sortie.

Le coordonnateur de ce collectif, Charles Kiamba, s’entretient avec François Kadima.     

Radio Okapi: Votre collectif défend les droits des gens à qui l’Etat congolais doit de l’argent. Où en êtes-vous avec ce dossier ?

Charles Kiamba : Ce dossier a pris énormément du temps. Depuis l’époque du ministre des Finances Matenda Kyelu [en 2008], rien n’a été fait. Malgré les différentes démarches que nous avons effectuées auprès des gouvernements successifs jusqu’à présent, la dette n’est toujours pas payée.

Nous avons alors estimé bon de nous adresser au garant suprême de la nation, en lui adressant le 22 mai 2012 un mémorandum. Dans ce memo, nous lui avons demandé sa faveur pour qu’il intervienne auprès du gouvernement de la République pour que celui-ci puisse nous payer cette dette.

RO: Qui sont réellement concernés par cette dette intérieure et elle est évaluée à combien ?

C.K : La dette que nous réclamons c’est la dette publique intérieure évaluée et publiée au journal officiel dans sa 48ème édition du 28 juin 2004. Dans notre organisation, nous avons plusieurs adhérents. Mais pour le moment, nous avons demandé au Président de la République d’intervenir pour 24 membres pour une somme de 644 000 dollars américains.

La présidence nous a répondu très favorablement en nous adressant personnellement une lettre. Ensuite, à travers son cabinet, on a adressé également une lettre au ministère délégué aux Finances depuis le 22 juin 2013.

Dans cette lettre, on a demandé au ministre de pouvoir examiner ce dossier et de faire suite à la requête de la présidence de la République.

Mais malheureusement, le ministre n’a répondu ni à la présidence de la République ni à nous-mêmes dans le sens de résoudre la question.

RO: Alors, quelle autre démarche envisagez-vous maintenant pour obtenir gain de cause ?

C.K. : pour le moment, nous envisageons de saisir les concertateurs [participants aux Concertations nationales ouvertes à Kinshasa depuis samedi 7 septembre] pour qu’ils puissent examiner notre cas. Il y a un nombre assez important de gens qui sont concernés par cette dette intérieure.

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