Province Orientale: les autorités appellent au respect de l’interdiction du trafic de l’ivoire

Confiscation d’ivoire dans la réserve de faune à Okapi, 2005.

La vente d’ivoire et œuvres d’art fabriquées avec cette matière est interdite dans la Province Orientale. Le gouvernement provincial l’a rappelé, jeudi 11 avril, expliquant que cette décision vise à combattre le braconnage.

Le ministre provincial de l’environnement, Milton Lonu Lonema a expliqué que la prolifération des marchés de vente de l’ivoire et ses  produits dérivés favorise la chasse, la capture ainsi que l’abattage des éléphants, mais aussi des rhinocéros, hippopotames et phacochères.

« La RDC est mal cotée en ce qui concerne les espèces à protéger. A voir les œuvres d’arts sur le marché et même les objets qui servent aux rites traditionnels (en ivoire). On a extrapolé en disant qu’au Congo, il y a abattage intempestif des éléphants », a-t-il indiqué.

Le ministre provincial de l’environnement affirme que des dispositions sont prises pour faire respecter cette décision qui s’imposait.

«Cette série de braconnage, qui se pratique en RDC en général et en Province Orientale, en particulier, interpelle beaucoup plus le gouvernement de la République, [qui lutte contre cette pratique] à travers le maintien de l’ordre public et aussi à travers la mise en place d’une politique dissuasive » a affirmé Milton Lonu Lonema.

Le commerce de l’ivoire, officiellement interdit en RDC, s’effectue normalement au «marché des voleurs», sur le boulevard du 30 juin, sur la place Royale à Kinshasa. Sur place, certains objets d’arts fabriqués en ivoire sont vendus sans inquiétude. Même caché, ce marché attire davantage les amoureux de l’art, surtout étrangers.

La fraude favorise l’extinction des espèces protégées dont l’éléphant, selon l’Institut congolais de conservation de la nature (ICCN). «Nous sommes en présence d’un trafic assez important de pointes d’ivoire qui met la RDC dans une position inquiétante face aux organisations internationales qui gèrent les espèces animales protégées, » avait déclaré l’Administrateur délégué général de l’ICCN lors d’un point de presse, tenu jeudi 9 septembre 2010 à Kinshasa.

Au total, plus de 1000 kilos d’ivoires ont été saisis respectivement à Kinshasa, Wamba et Lubumbashi entre le mois de juillet et septembre 2010, selon la même source. Et le 21 juin de la même année, les agents de la Direction générale des migrations (DGM) avaient appréhendé un ressortissant chinois avec soixante pièces d’ivoires non traités et vingt trois déjà polis, à l’aéroport international de N’djili à Kinshasa.

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