FRANCE : Le vrai résultat du second tour : ce que les médias ne vous disent pas - Agoravox

Les médias dominants nous l’on seriné depuis dimanche soir : la victoire de François Hollande, candidat de la gauche au second tour de la présidentielle, a été nette : il a gagné avec 51,63 % des voix, contre 48,37 % à son rival malheureux Nicolas Sarkozy, le président sortant, candidat de la droite UMP.

Sauf que… Passons d’abord sur un décompte final qui diffère de façon abyssale des premières prévisions de campagne (plus de 20 points d’écart !) et même des dernières, souvent encore très confortables : l’écart définitif et réel est somme toute bien mince. Hollande lui même avait tablé (et croyant ne pas prendre de risque) sur un score d’au moins 52 % pour valider une victoire significative. Raté, il n’a même pas atteint ce chiffre, malgré la détestation ou le mépris bien compréhensibles qu’inspirait un adversaire au bilan aussi catastrophique que sa façon d’habiter la fonction avait été lamentable. Malgré son avance « sondagière » stratosphérique, et un Sarkozy pathétique prêt à toutes les manœuvres de dernière minute pour essayer de récupérer les électeurs de Marine Le Pen après les avoir pourtant trompés en 2007 et méprisés ou menés en bateau tout au long de son quinquennat, Flambi a fini par l’emporter presque sur le fil. C’est assez dire qu’il a pour sa part suscité tout ce que l’on veut si ce n’est de l’adhésion et de la confiance chez les Français.

Le constat est dès lors évident : ce n’est pas François Hollande qui a gagné cette élection, mais bien plus Nicolas Sarkozy qui l’a perdue ! Il en est d’ailleurs souvent ainsi lors des élections présidentielles : au premier tour on choisit, et au second, on élimine ! Cela a donc été tout particulièrement vrai cette année.

Une performance hors norme du champion UMP

Mais si l’on regarde bien les résultats du premier tour, on peut se rendre compte que Sarkozy a en plus réussi un véritable exploit : perdre face à une gauche qui représentait au premier tour à peine 43% des voix ! Le Pinocchio de l’Elysée à donc en réalité réussi à faire élire le candidat d’un courant politique très nettement minoritaire dans le pays… C’est dire le rejet viscéral, et même rédhibitoire, qu’il inspirait à une grande partie du corps électoral français.

Un président élu avec moins de 50 %Lire plus sur Agoravox.