La société minière kazakhe ENRC a finalement racheté le permis pour opérer la mine de Frontier, en RD Congo, moyennant 101,5 millions de dollars.
Pour 101,5 millions de dollars, la société minière kazakhe ENRC, cotée à la bourse de Londres, vient d’obtenir un permis pour exploiter la mine de Frontier, exploitée pendant un temps par la canadienne First Quantum. Avec le rachat de ce permis, le groupe kazakh est en train de mettre un point final au feuilleton judiciaire qui l’a opposé à son homologue canadien. Détenteur du permis jusqu’en 2010, First Quantum se l’était vu abruptement confisquer par l’État.
ENRC s’était alors porté acquéreur des actifs libérés, ce qu’avait contesté First Quantum. S’était ensuivie une longue lutte entre les deux sociétés, soldée en janvier dernier par le paiement de 1,25 milliard de dollars de ENRC à First Quantum en échange de la mine de Kolwezi ainsi que de celles de Frontier et de Lonshi. Un paiement qui n’incluait pas les permis, revendus entre temps par l’État congolais à trois sociétés écran basées à Hong Kong et aux Îles vierges britanniques pour quelque 60 millions de dollars.
Mais s’il est en train de venir à bout de son litige avec First Quantum, ENRC peine à convaincre ses détracteurs quant à la transparence de l’opération. Récemment mis en cause par l’ONG britannique Global Witness, ENRC n’a pas apporté beaucoup d’éléments de réponses, notamment à propos des trois détenteurs mystérieux du permis de Frontier, qu’il affirme ne pas connaître, renvoyant la balle dans le camp du gouvernement. L’implication de l’homme d’affaires israélien Dan Gertler, intermédiaire incontournable dans le secteur minier congolais, n’arrange pas la position d’ENRC. Lire l’article sur Jeuneafrique.com







