RDC : Bosco Ntaganda, l’un de ces hommes qui détruisent les femmes au Congo-Rue 89

Le viol est devenu une arme de guerre en République démocratique du Congo (RDC). Bosco Ntaganda, le chef rebelle congolais qui s’est rendu de son propre chef, le 18 mars, à l’ambassade des Etats-Unis à Kigali, au Rwanda, va devoir s’en expliquer devant la Cour pénale internationale (CPI).

Surnommé « Terminator », ce général de 39 ans est visé par deux mandats d’arrêt internationaux, émis en 2006 et 2012, pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Il a préféré se livrer plutôt que d’être liquidé par l’un de ses propres lieutenants, mais il risque la prison à vie pour des massacres, l’enrôlement d’enfants-soldats et d’innombrables viols commis par ses hommes.

Quand plane l’ombre du « boucher du Kivu »

Dans son récent livre intitulé « L’homme qui répare les femmes » (André Versaille Editeur), un long portrait du médecin congolais Denis Mukgwege, qui s’emploie à soigner les victimes de viols dans l’Est du Congo, la journaliste belge Colette Braeckman revient sur le rôle de Bosco Ntaganda.

Mais aussi sur celui d’autres responsables, comme Laurent Nkunda, un ex-chef rebelle et néanmoins officier de l’armée congolaise, surnommé « le boucher du Kivu ». Curieusement, cet ancien supérieur de Bosco Ntaganda, arrêté en janvier 2009 au Rwanda et assigné à résidence dans ce pays, n’est pas visé par la CPI.

Egalement en cause, Joseph Kabila, le président de la RDC, qui n’a pas hésité à intégrer dans l’armée régulière des cohortes d’anciens rebelles. Des éléments habitués à la violence et difficiles à contrôler.

Du coup, cette armée « de bric et de broc », comme l’écrit Colette Braeckman, est régulièrement accusée de pratiquer des exactions à l’encontre des populations qu’elle est censée protéger, notamment contre les attaques des rebelles hutus des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR). Ces éléments ont fui dans l’Est du Congo après le génocide des Tutsis au Rwanda, en 1994. Lire la suite sur rue89.com