Le candidat Moïse Katumbi n'est pas convaincu par le dialogue en cours en RDC, mais se dit toutefois ouvert au dialogue. Mais l'ancien gouverneur du Katanga a ses propres plans pour la RDC. Interview.
Libération des prisonniers politiques et cessation des poursuites judiciaires, voilà quelques-uns des préalables que Moïse Katumbi cite, pour conditionner sa participation au dialogue. Mais il le maintient: "le 19 décembre, Joseph Kabila sera dans l'illégalité, (...) la population congolaise va récupérer le pouvoir". Moïse Katumbi, qui travaille à son programme - et promet du changement "dans les trois ans". Comment convaincre ceux qui voient en lui un cheval de troie du gouvernement, lui qui a quitté le parti au pouvoir il y a à peine un an? Wendy Bashi lui a posé la question, entres autres.
DW : On a entendu dire beaucoup de choses sur votre état de santé, notamment que vous avez été victime d’empoisonnement, comment vas Moise Katumbi aujourd’hui ?
MK : Moise Katumbi est très bien portant. Sa lutte est de rentrer au pays, et qu’on puisse faire respecter notre constitution. Je suis candidat à la présidence de la république et j’irais jusqu’au bout.
DW : Vous avez parlé hier d’un monologue à Kinshasa. Actuellement on parle aussi d’un dialogue inter congolais, sous la houlette de l’Union Africaine et de plusieurs participants. En tant que personnalité politique comment qualifiez-vous ce dialogue ?
MK : C’est un monologue. Nous ne refusons pas d’aller au dialogue. Mais nous n’allons pas accepter ce que ce monologue va nous dicter. Vous vous rendez compte, le premier opposant Etienne Tshisekedi n’est pas là. Plusieurs partis politiques ne sont pas là, la vraie société civile n’est pas là. Moi je ne sais de quel dialogue parlent-ils ? Même l’Eglise Catholique l’a bien répété, il faut l’inclusion.
DW : Monsieur Katumbi, de quels moyens disposez vous pour faire partir le président Kabila, au terme de son deuxième mandat officiel, le 19 décembre ?
M K : Après le 19 décembre, le président Kabila serait dans l’irrégularité. Il serait en train de violer la constitution. Donc, le seul responsable, serait le président Kabila et non la population congolaise. La population congolaise a donné les deux mandats au président Kabila. Et la même population congolaise va récupérer le pouvoir.



