Plus de 300 civils tués en cinq mois à la suite des attaques des ADF en Ituri et au Nord-Kivu

Depuis le début de l’année 2026, plus de 300 civils ont été tués à la suite des attaques des ADF dans les provinces de l’Ituri et du Nord‑Kivu. La dernière attaque remonte à la nuit du 30 au 31 mai contre un campement des peuples autochtones Mbuti à Ngadi, commune de Ruwenzori, à Beni où sept personnes de la communauté Mbuti ont été tuées.

Parmi les victimes figurent six membres de la communauté autochtone Mbuti, dont une femme. Le comédien et artiste Shukrani Nzanzu Mangese a également été tué au cours de cette attaque, aux côtés de membres de sa famille. Plusieurs autres personnes sont actuellement portées disparues.

Face à ce drame, le Bureau Conjoint des Nations Unies aux Droits de l’Homme (BCNUDH) demande l’ouverture d’une enquête indépendante et impartiale afin d’identifier formellement les auteurs de cette attaque et de les traduire en justice.

L'agence onusienne appelle également les autorités à renforcer la protection des populations civiles et demande le déploiement d’une assistance humanitaire urgente pour les survivants.

Cette organisation condamne fermement l’attaque meurtrière perpétrée dans la nuit du 30 au 31 mai 2026 contre un campement des peuples autochtones Mbuti à Ngadi.

Une vulnérabilité accrue pour les autochtones

Cette nouvelle tragédie s'inscrit dans un contexte d'insécurité persistante dans la région de Beni, caractérisée par des violences répétées et des exactions ciblées contre les civils.

Le BCNUDH alerte sur la situation des populations autochtones Mbuti. Déjà particulièrement vulnérables, ces communautés font face à des déplacements forcés, à la perte de leurs terres ancestrales et à un accès extrêmement limité à l’aide humanitaire.

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