
Depuis jeudi 4 juin, la situation socio-économique à Kasindi-Lubirigha devient préoccupante, avec une hausse notable des prix des produits de première nécessité.
Selon des sources sur place, cette situation est due à la fermeture de la frontière ougandaise avec la RDC au niveau du village de Mpondwe, dans le Nord-Kivu, à la suite de la maladie à virus Ebola.
La société civile appelle les autorités des deux pays à privilégier le renforcement des dispositifs sanitaires, plutôt que de suspendre les échanges transfrontaliers.
Paul Zaidi, rapporteur général de la société civile du groupement de Basongora, indique qu’ils sont préoccupés par les conséquences économiques et sociales engendrées par la fermeture temporaire de cette frontière.
Il estime que cette décision a un impact immédiat sur les activités économiques, qui constituent la principale source de revenus de nombreux ménages de la cité frontalière de Kasindi.
« Vous savez, il y a des agriculteurs qui nous viennent de Kabarole, de Masambo, de Kotongo, de Mumbiri et de Lwandumbi avec leurs produits champêtres qu’ils exposent ici au marché. Il y a aussi des Ougandais qui arrivent et qui achètent ici des bananes, de l’huile. Mais il y a également des Congolais qui, après avoir vendu leurs marchandises ici, ont besoin de traverser en Ouganda pour acheter des produits de première nécessité », a fait savoir Paul Zaidi.
La société civile de cette partie du pays redoute que la prolongation de cette mesure n’aggrave davantage la précarité de certains ménages, déjà fragilisés par le contexte économique actuel. Par ailleurs, Kasindi accueille aujourd’hui plusieurs déplacés de guerre.
« Nous appelons ainsi les autorités congolaises et ougandaises à renforcer plutôt les dispositifs de surveillance sanitaire, tout en veillant à limiter les répercussions négatives de cette mesure sur les populations riveraines », a souligné Paul Zaidi.
Pour sa part, la Fédération des entreprises du Congo (FEC/Kasindi) demande aux commerçants de ne pas augmenter les prix des produits de première nécessité, le temps que les autorités évaluent l’impact de cette mesure sur le terrain.








