Le désaccord sur le paiement des primes alimente les tensions à l’Université de Kindu, déplore le recteur

L’Université de Kindu, dans la province du Maniema, fait face depuis quelques jours, à des mouvements de protestation récurrents du personnel administratif et ouvrier. Ces tensions perturbent le fonctionnement de l’établissement et contribuent notamment au retard dans la clôture de l’année académique, selon le recteur, le professeur Déogratias Kimenya Musailwa.

Dans une interview le 13 septembre, il a expliqué que ces mouvements sont liés notamment aux difficultés financières de l’université et aux désaccords autour du paiement des primes du personnel.

Le recteur indique que le Conseil de l’Université a fixé le paiement d’une prime tous les deux mois, soit cinq tranches par an. Le personnel réclame, pour sa part, un paiement mensuel, ce qui porte le nombre de tranches à six par an.

Selon Déogratias Kimenya Musailwa, l’État prend en charge les salaires de base, mais ne couvre pas l’ensemble des dépenses de fonctionnement de l’université. L’établissement dépend donc en partie des frais académiques versés par les étudiants.

Il affirme toutefois qu’une partie des étudiants n’a pas encore payé la première tranche, ce qui limite les liquidités disponibles pour faire face aux différentes charges de l’université.

Un impact sur l’année académique

Le recteur estime que ces difficultés financières et les mouvements de protestation ont des conséquences sur le fonctionnement de l’établissement. L’année académique, qui devait officiellement s’achever le 31 juillet, accuse ainsi un retard.

Il estime également que la répétition des contestations affecte l’image de l’Université de Kindu, présentée comme la seule université publique de l’État à Kindu.

Pour améliorer la situation financière, le comité de gestion envisage notamment de renforcer le paiement des frais académiques dès le début du cursus et de conditionner certaines démarches administratives au respect des engagements financiers pris par les étudiants.

Le recteur rappelle par ailleurs que les recettes de fonctionnement doivent prioritairement servir à financer l’enseignement, la recherche scientifique et le service à la communauté.

Il dit privilégier la concertation au sein du comité de gestion et du Conseil de l’Université et appelle le personnel à « mettre de l’eau dans son vin » afin de privilégier l’intérêt général.

Le professeur Déogratias Kimenya Musailwa s’entretient avec Florence Kiza Lunga : 

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