La sécheresse menace les cultures de café et de banane à Kibirizi au Nord-Kivu

Les agriculteurs de Kibirizi, dans la chefferie de Bwito, en territoire de Rutshuru (Nord-Kivu), font face aux effets d’une période de sécheresse observée entre fin juillet et mi-septembre. Ils ont précisé dimanche 20 septembre, que le déficit de pluies affecte principalement les cultures de café et de banane, importantes pour les revenus de nombreux ménages.

Plusieurs caféiers, notamment de jeunes plants récemment mis en terre, montrent des signes de dépérissement, rapportent des producteurs locaux. Cette situation fait craindre des pertes qui pourraient affecter non seulement la récolte de cette saison, mais aussi les prochaines.

Selon les agriculteurs, le manque de pluie perturbe le développement des grains de café, avec pour conséquence une baisse des quantités récoltées et de leur qualité.

Kasereka Kapitula, producteur à Kibirizi, affirme avoir déjà perdu une partie de ses caféiers. Il constate également un mauvais développement des grains, qu’il attribue au déficit pluviométrique.

« Les grains de café se développent mal à cause du manque de pluie. Les quantités sont inférieures à ce que nous attendions », témoigne-t-il.

La situation touche également les bananeraies. Les cultivateurs rapportent un ralentissement de la croissance des bananiers ainsi qu’une diminution des récoltes. Cette baisse affecte aussi la production du vin de banane, une activité qui procure des revenus à plusieurs familles.

Des revenus déjà fragilisés

À Kibirizi et dans plusieurs localités de la chefferie de Bwito, le café et la banane constituent des sources importantes de revenus pour les ménages. Les conséquences de la sécheresse interviennent alors que les agriculteurs font déjà face aux effets de la destruction de plusieurs hectares de champs lors d’opérations de dégagement des champs de tir menées par les rebelles de l'AFC/M23, selon plusieurs sources dans la région.

Cette situation réduit davantage les possibilités de production et le pouvoir d’achat de plusieurs familles.

Les producteurs redoutent désormais que la persistance du déficit pluviométrique n’entraîne des pertes plus importantes. Ils considèrent les prochaines semaines comme déterminantes pour l’évolution des cultures de café et de banane.

Au-delà de la production agricole, ils craignent que la baisse des revenus ne pèse davantage sur les dépenses essentielles des ménages, notamment la scolarisation des enfants.

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