
Au moins cinq personnes ont perdu la vie et plus de 500 habitations ont été détruites dans un incendie survenu dans la nuit de dimanche à lundi 21 septembre à Bukavu, chef-lieu du Sud-Kivu.
Des témoins rapportent que le sinistre s'est déclaré vers 23 heures aux avenues Irambo 1 et Irambo 2 du quartier Nyalukemba, dans la commune d'Ibanda, laissant des milliers d'habitants sans abri.
Parmi les victimes figurent trois enfants piégés par les flammes à leur domicile dans le sous-quartier Luziba, alors que l'origine exacte du feu reste inconnue.
Au réveil ce lundi matin, les familles touchées errent parmi les décombres encore fumants, privées de leurs biens et sans solution de relogement immédiate.
Face à cette détresse matérielle et humaine, aucune mesure d'assistance d'urgence ou de prise en charge humanitaire n'a encore été annoncée par les autorités provinciales pour soutenir les ménages sinistrés.
Récidive des incendies et polémique sur les mesures de prévention
Cette nouvelle tragédie survient à peine dix jours après l'incendie meurtrier du quartier Chimpunda aux avenues Funu B et Kasheke, qui avait coûté la vie à 27 élèves lors de bousculades survenues dans les écoles Ujamaa et Furaha.
À la suite de ce premier drame, les autorités locales avaient recommandé à la population de s'équiper en extincteurs, une directive vivement critiquée et jugée « irréaliste » par les habitants au regard de la précarité économique locale.
Les forces vives du Sud-Kivu réitèrent néanmoins leurs appels à la prudence et demandent de lutter contre les raccordements électriques frauduleux au réseau de la Société nationale d’électricité (SNEL), souvent mis en cause dans la récurrence de ces catastrophes urbaines.








