Les travailleurs de la SAKIMA en grève pour réclamer plus de 31 mois d’arriérés de salaire au Maniema

Les travailleurs de la Société aurifère du Kivu et du Maniema (SAKIMA) poursuivent leur grève, entamée le 10 septembre, pour réclamer le paiement de leurs arriérés de salaire, qu’ils évaluent à 31 mois et demi, soit 2 ans et 7 mois.

Au site de Kalima, dans le Maniema, les employés accusent la direction de ne pas avoir respecté les engagements pris dans le cadre d’un accord signé en septembre 2023 sous la médiation du gouvernement provincial.

Ils demandent notamment le paiement de leurs salaires dus et l’implication du chef de l’État pour trouver une issue à leur situation.

Parmi leurs revendications figure également le versement à la source, à la comptabilité du site de Kalima, des recettes générées par certaines activités d’exploitation.

Le président de la délégation syndicale de base du site de Kalima, Ndwani Kibonge Rigobert, cite notamment les fonds générés par le comptoir Umoja, estimés par les travailleurs à 60 000 dollars par mois, ainsi que les recettes issues de la vente d’électricité par la SNEL.

Les travailleurs réclament également l’application du dernier barème salarial publié par les autorités, ainsi que la suppression du comité de coordination qu’ils contestent.

Les travailleurs dénoncent des arrestations

Les grévistes demandent par ailleurs l’arrêt des activités d’exploitation et d’achat des minerais menées, selon eux, par plusieurs partenaires dans leur périmètre d’exploitation, notamment CGX, Umoja et KMC.

Ils dénoncent aussi des arrestations qu’ils qualifient d’arbitraires de travailleurs par l’Agence nationale de renseignements (ANR), en lien avec leurs revendications salariales.

À ce stade, les travailleurs poursuivent leur mouvement de grève en attendant une réponse à leurs revendications.

Tous les efforts entrepris pour obtenir la réaction des responsables de la SAKIMA sont restés vains au moment de la publication de cet article.

 

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