
Le ministre en charge de la Justice, Guillaume Ngefa, a annoncé jeudi 15 octobre, des mesures urgentes pour désengorger la prison centrale de Makala, à Kinshasa, et améliorer les conditions de détention. À l’issue d’une visite dans cet établissement, il a notamment demandé l’évaluation des détenus susceptibles de bénéficier d’une remise en liberté pour des raisons humanitaires, dans le respect des procédures légales.
Selon le directeur de la prison, André Kanza wa Kanza, Makala accueille actuellement 16 238 détenus pour une capacité initiale de 1 500 places. Parmi eux, plus de 11 000 sont en détention préventive.
Accompagné du procureur général près la Cour de cassation, Firmin Mvonde Mambu, le ministre de la Justice a visité plusieurs pavillons, notamment ceux des femmes, des enfants en conflit avec la loi et des détenus malades.
La délégation a constaté une forte promiscuité, la dégradation des infrastructures et des difficultés d’accès aux soins. Dans le pavillon des femmes, certaines détenues ont indiqué partager un même lit à huit. Le ministre a également rencontré des mères incarcérées avec leurs enfants en bas âge.
Guillaume Ngefa a insisté sur l’accélération de l’examen des dossiers susceptibles de donner lieu à des remises en liberté, notamment conditionnelles. Il a également évoqué la situation des personnes souffrant de troubles mentaux détenues dans cet établissement.
« Nous venons de prendre des mesures urgentes pour désengorger cette prison. Le directeur de la prison et le médecin vont procéder à l’évaluation de nos compatriotes pouvant bénéficier de libérations pour des raisons humanitaires, en fonction de leur état de santé et sur la base de rapports médicaux », a-t-il déclaré.
Ces évaluations doivent permettre d’identifier les détenus pouvant bénéficier de telles mesures, sur la base de leur situation individuelle et des procédures applicables.
108 détenus identifiés pour une remise en liberté
De son côté, le procureur général près la Cour de cassation, Firmin Mvonde Mambu, a procédé à quelques libérations symboliques parmi les 108 détenus identifiés pour une remise en liberté après examen de leur situation individuelle.
Il a exhorté les bénéficiaires à adopter un comportement responsable afin d’éviter un retour en détention.






