Affaires Ngyke, Kutino, etc.: Azarias Ruberwa interpellé

L’ONG la Voix des sans Voix demande au vice-président de la République Azarias Ruberwa de s’impliquer personnellement dans la lutte contre l’impunité et les violations répétées des droits de l’homme en RDC. Ce cri d’alarme est lancé à travers un communiqué de cette ONG remis à radiookapi.net

Concrètement, la VSV invite le vice-président de la République à convoquer sa commission pour faire la lumière sur les assassinats du journaliste Franck Ngyke et l’activiste des droits de l’homme Pascal Kabungulu, l’arrestation des présumés mercenaires, le procès Kutino, l’expulsion de Maître Mukadi et tant d’autres…Elle dénonce aussi l’existence des institutions parallèles de décision.

Floribert Tchebeya, président de la VSV demande au vice-président de la République Azarias Ruberwa dont dépend le ministère de la Justice de convoquer sa commission pour en arriver à des actions concrètes. Son ONG demande notamment des jugements justes et équitables sur l’affaire de 32 mercenaires qui relève de la compétence du vice-président Azarias Ruberwa. De même, le président de la VSV demande l’annulation de la mesure d’expulsion de l’avocat Mukadi Bonyi et une enquête indépendante sur l’attaque dont le bâtonnier Mpinga Tshibasu a été victime.

Pour la VSV, il s’agit là des faits réels qui vont démontrer que la lutte contre l’impunité a commencé dans ce pays. «Le vice-président de la République Azarias Ruberwa est appelé à faire sentir son pouvoir réel au sein du gouvernement parce qu’on a l’impression que son pouvoir est apparent», soutient Floribert Tchebeya.

Pour sa part, Azarias Ruberwa reconnaît l’existence d’un pouvoir parallèle. Le patron de la Commission politique, défense et sécurité, déclare aussi fondées les préoccupations de la VSV. Aussi pense-t-il qu’il est temps de mettre fin à cette dérive qui, selon lui, alourdit la tension à la veille des élections. «Le pays est redevenu fréquentable. Mais si ce genre d’actions se répètent, non seulement il ne sera plus fréquentable mais aussi les élections risquent de se tenir dans un climat de méfiance, ce qui n’est pas bon pour une nation où dans tous les cas on doit vivre ensemble après ces élections», a-t-il précisé.

En tant que coordonnateur de la commission, Azarias a promis d’interpeller tous les ministres et les chefs de services sous sa responsabilité. Il a aussi promis d’informer l’espace présidentiel et le gouvernement. Le but étant, soutient-il, de dégager les responsabilités et de mettre fin à l’impunité. «Il ne faudra pas que les faits commis par un inspecteur ou un directeur de la police ou par un ministre impliquent tout le gouvernement», a-t-il conclu.