Kinshasa: gouvernement provincial, le vote du programme de Kimbuta remis à mercredi

La plénière de ce mardi a juste eu le temps de suivre les réponses du gouverneur André Kimbuta. L’assemblée n’ayant pas réuni au moins les 2/3 des membres, le vote a été remis à ce mercredi 06 juin, rapporte radiookapi.net

27 députés provinciaux sur 48 que compte l’Assemblée provinciale de Kinshasa ont pris part à cette plénière. Du côté de l’AMP (Alliance de la Majorité Présidentielle) tous étaient là, tandis du côté de l’UN (Union pour la Nation), 21 députés ont manqué à l’appel. C’est donc dans ces circonstances que le gouverneur André Kimbuta s’est livré à la défense de son programme. Tout au long de son intervention, il était fortement acclamé par un public compact venu le soutenir. Mais le vote n’a pu avoir lieu, faute du quorum nécessaire. Celui-ci a donc été renvoyé à ce mercredi. Selon l’article 62 du règlement intérieur de cette institution, si les deux tiers des membres ne sont pas non plus réunis à la prochaine plénière, le vote aura lieu et seule la majorité relative comptera.

Face au blocage probable en vue, le député Laurent Batumona propose une concertation pour trouver un consensus entre les parties en présence. « En tant que sage, je propose que nous puissions évoluer par consensus, étant donné que les deux institutions sont très déséquilibrées », a déclaré à Radio Okapi l’ancien vice-gouverneur de Kinshasa. D’après lui, il faudra créer l’équilibre entre les deux forces, aussi bien au niveau du Bureau de l’Assemblée provinciale où l’UN (Union pour la Nation) compte 4 membres sur 5, qu’à celui du gouvernement provincial. Laurent Batumuna propose que deux candidats de l’AMP au Bureau de l’Assemblée provinciale, et deux candidats de l’UN au sein du gouvernement provincial.

De leur côté, les députés de l’opposition ont justifié leur absence à la plénière de ce mardi par l’insécurité qui, selon eux, régnait dans la salle. José Bolema, initiateur de la motion de censure contre le gouverneur André Kimbuta explique : « D’abord on doit parler de l’insécurité qui régnait dans la salle. Il y avait des militaires en civil, d’autres en tenue. Comment peut-on être à l’aise dans ces conditions là. Il n’y avait pas seulement des militaires. Même des féticheurs, des gens qui viennent avec des tam-tams… rn ». Pour l’initiateur de la motion de censure, il est prêt à venir à la plénière de ce mercredi si toutes les conditions de sécurité sont réunies.
« Normalement, moi je n’ai pas de problème. Nous sommes là pour travailler. Mais il faut un minimum de sécurité. Le jour que j’avais déposé ma motion, il fallait voir, j’étais menacé », a déclaré le député José Bolema.

Signalons qu’à cause de son absence, sa motion n’a pu être examinée.