Médias : 4 syndicalistes de la RTNC arrêtés

Ces syndicalistes arrêtés jeudi dernier ont été transférés samedi aux services spéciaux de la police à Kin Mazière, d’après l’Ong Journaliste en danger (JED). Ils sont accusés, selon la source, de tentative de déstabilisation de la RTNC, la Radio et télévision congolaise. Ils sont également accusés de saboter le chef de l’Etat chercher à déclencher une grève, rapporte radiookapi.net

Le président de la délégation syndicale de cette entreprise rejette ces accusations. « Qui veut noyer son chien, l’accuse de rage », a déclaré d’emblée Richard Kalala Tshitenge. Pour ce dernier, il serait insensé pour les agents de la RTNC de déstabiliser leur entreprise, au risque de provoquer leur propre chômage.

« Saboter le chef de l’Etat ? Cela est une tentative de politisation de la chose. La raison que nous, nous connaissons, c’est qu’en date du 4 juillet dernier, nous avions écrit à toutes les autorités compétentes pour demander l’organisation d’une assemblée générale. C’était pour que la délégation syndicale rende compte à tous les travailleurs de l’échec des négociations avec l’employeur qui est resté intransigeant dans son refus de pouvoir payer la prime de rétrocession de 35%, sur les recettes réalisées par la RTNC », a expliqué le syndicaliste Kalala Tshitenge. D’après lui, l’ L’Adg de la RTNC a signé une lettre d’apposition formelle d’organisation de cette assemblée générale.

Du côté de Journaliste En Danger, Donat Mbaya, président de cette ONG, demande à Emmanuel Kipolongo, l’Adg de cette entreprise de prendre ses responsabilités. « Nous avons écrit à l’administrateur délégué général de la RTNC, M. Emmanuel Kipolongo, pour le mettre devant ses responsabilités à deux titres : d’abord, il est l’employeur des personnes qui ont été arrêtées sur le site de leur travail. Ensuite, lui et son comité de gestion sont cités comme étant ceux qui ont demandé que ces personnes soient arrêtées. Nous lui avons rappelé que les activités syndicales sont tout a fait légales, que le droit de grève est légal et protégé par les lois du pays. Le malaise qui règne à la RTNC depuis de longs mois ne peut pas être réglé par des intimidations comme des arrestations, mais bien par le dialogue et les représentants des employeurs », a-t-il expliqué.